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30/10/2012 04:15 EDT | Actualisé 30/12/2012 05:12 EST

Les coûts des soins de santé augmentent, mais plus lentement qu'en 2011

OTTAWA - La croissance des coûts des soins de santé a continué de ralentir cette année au Canada, révèle un nouveau rapport.

L'Institut canadien d'information sur la santé (ICIS) indique qu'une économie affaiblie et les déficits budgétaires sont responsables de la croissance moindre des coûts du système de santé.

«La tendance semble être au contrôle des coûts et au contrôle de l'augmentation des dépenses», a déclaré Christopher Kuchciak, responsable des dépenses en santé à l'ICIS.

Selon l'Institut, les coûts en matière de santé ont doublé au cours de la dernière décennie, et devraient atteindre 207 milliards $ cette année, en hausse par rapport à 200 milliards $ l'an dernier. Il s'agit d'une croissance de 3,4 pour cent pour 2012, contrairement à une hausse annuelle moyenne de 7 pour cent de 1998 à 2008. Cela ferait de 2012 l'année du plus faible taux de croissance depuis le milieu des années 1990.

«Il y a eu une période, au milieu des années 1990, où nous avons observé des mesures de contrôle des coûts», a rappelé M. Kuchciak. «Il semble que nous entrons dans une autre période où l'argent se fait rare et où les gens cherchent des méthodes moins coûteuses, plutôt que de revenir aux solutions des années 1990, où des décisions plus draconiennes ont été prises.»

Les dépenses provinciales et territoriales de santé combinées devraient atteindre 135 milliards $ en 2012, ce qui représente 65 pour cent du total des dépenses de santé au pays. Elles continuent de varier d'un bout à l'autre du pays: les dépenses par habitant de Terre-Neuve-et-Labrador et de l'Alberta devraient être les plus élevées, soit de 5190 $ et 4606 $, respectivement, et celles du Québec et de la Colombie-Britannique les plus faibles, soit de 3513 $ et 3690 $.

Le rapport indique par ailleurs que la proportion du produit intérieur brut national consacrée au système de santé devrait s'établir à 11,6 pour cent cette année, comparativement à 11,7 pour cent l'an dernier, et au taux record de 11,9 pour cent en 2010.

Près de 60 pour cent de l'ensemble des dépenses sont consacrés aux hôpitaux, aux médicaments et aux salaires des médecins, qui sont les trois principales catégories de coûts, ajoute le rapport. Cette année, toutefois, ces frais ne devraient augmenter que de 3,0 à 4,0 pour cent.

Pour ce qui concerne les frais des médicaments, qui sont eux aussi en baisse, le phénomène s'explique entre autres par l'arrivée d'un plus petit nombre de nouveaux médicaments sur le marché, et la fin de la production exclusive de certains médicaments d'origine très populaires, en plus de la mise en place de mesures favorables aux médicaments génériques.

L'étude précise également que le vieillissement de la population ne représente que 0,9 pour cent des augmentations de coûts.

«Nous entendons beaucoup parler de ce 'raz-de-marée gris', mais la population âgée se déplace plutôt comme un glacier», a dit M. Kuchciak.

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