POLITIQUE
30/10/2012 10:59 EDT | Actualisé 30/10/2012 11:01 EDT

Crimes économiques dans le domaine de la construction: 17 arrestations

PC

MONTRÉAL _ Une imposante opération policière visant à neutraliser des activités illicites dans le monde de la construction est en cours depuis 6h00, mardi, dans plusieurs localités de l'ouest et du centre du Québec.

Elle est sous la responsabilité de l'escouade de la criminalité financière organisée de la Sûreté du Québec (SQ).

La police affirme que 17 mandats d'arrestation ont été émis avant le début de l'opération à laquelle environ 50 policiers participent. Ce vaste déploiement policier trouve sa source dans une enquête amorcée en novembre dernier; des représentants de l'Agence du Revenu du Québec en font partie.

La Sûreté du Québec soupçonne les personnes arrêtées d'avoir orchestré et nourri un stratagème de fausse facturation qui leur aurait permis d'empocher des sommes d'argent afin de payer du personnel au noir et de réaliser certains projets personnels.

De plus, des entreprises légitimes auraient loué de la main-d'oeuvre d'entreprises illégitimes. Lorsque les chèques étaient émis, des montants d'argent auraient été détournés frauduleusement du fisc.

La valeur de la fraude s'élèverait à 9,5 millions $. Elle aurait été commise par des entreprises du domaine de la construction qui se spécialisent dans le coffrage.

L'escouade Marteau et l'Unité permanente anticurruption (UPAC) ne sont pas impliqués dans cette enquête qui ne révèle pas encore de cas de corruption. L'enquête n'est toutefois pas terminée.

Les arrestations ont lieu à Montréal, Shawinigan, Terrebonne, Boisbriand, Saint-Lin-Laurentides, Saint-Joseph-du-Lac, Deux-Montagnes, Saint-Eustache, Bois-des-Filion et Blainville.

Cinq des suspects comparaîtront au tribunal en personne dès mardi, au Palais de justice de Montréal, pour faire face, en outre, à des accusations de gangstérisme, de fabrication de faux documents, de recyclage de produits de la criminalité et de complot.

Les autres seront soumis, lors de leur détention, à une comparution par vidéo.

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