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29/10/2012 05:58 EDT | Actualisé 29/12/2012 05:12 EST

L'ouragan Sandy apporte ses premières pluies dans le nord-est des États-Unis

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NEW YORK, États-Unis - Poussée par des vents soufflant à plus de 125 km/h, la méga-tempête Sandy s'est abattue sur la côte du New Jersey lundi soir, déferlant une vague sans précédent de plus de quatre mètres à New York et menaçant tout le métro de la métropole et le réseau électrique qui alimente Wall Street. En soirée, la tempête, qui a forcé l'interruption de la campagne présidentielle, avait déjà fait au moins dix victimes et privé d'électricité au moins 5,2 millions de clients dans l'est du pays.

Les dix victimes ont été répertoriées dans les États du New Jersey, de New York, du Maryland, de la Pennsylvanie et du Connecticut. Certaines de ces victimes ont été tuées par la chute d'arbres. La tempête avait fait 69 morts dans les Caraïbes avant de longer la côte de l'Atlantique.

L'ampleur des dégâts pourrait s'élever entre 10 milliards et 20 milliards de dollars, faisant de Sandy l'un des désastres naturels les plus coûteux de l'histoire des États-Unis, bien qu'il faudra attendre à l'aube mardi pour avoir une meilleure idée de l'ampleur des dommages.

Lors d'une conférence de presse, vers 22 h lundi, le maire de New York, Michael Bloomberg, a déclaré que le pire de la tempête était passé et que les marées hautes qui avaient projeté de l'eau sur Manhattan s'estompaient. Malgré ces messages optimistes, des centaines de milliers de New-Yorkais se trouvaient dans le noir total.

De plus, de fortes pluies et d'importantes inondations étaient encore appréhendées au fil des prochains jours, alors que la tempête, qui se déplace relativement lentement, s'approchait de la Pennsylvanie et du secteur nord de l'État de New York

Sandy a touché la terre à 20 h près d'Atlantic City, qui se trouvait déjà presque entièrement sous l'eau et qui a vu une partie de sa fameuse Promenade emportée, plus tôt durant la journée.

En fin de soirée lundi, l'oeil de l'ouragan se trouvait dans le secteur sud de l'État du New Jersey. Tout juste avant qu'il ne touche terre, la tempête n'était plus un ouragan, mais il s'agissait d'un détail purement technique, compte tenu de sa taille et de sa température interne. Elle continuait de contenir des vents de la puissance d'un ouragan, et les météorologues ont pris la peine de rappeler qu'elle était aussi dangereuse pour les 50 millions de personnes se trouvant sur sa route.

Alors que l'ouragan s'approchait, il a giflé les principales villes du corridor nord-est du pays — Washington, Baltimore, Philadelphie, New York et Boston — avec de la pluie forte et des rafales supérieures à 135 km/h. Il convergeait aussi avec un front froid qui l'a transformé en super-tempête, un monstrueux hybride composé non seulement de pluie, mais de forts vents et de neige.

Dans l'espoir de réduire les dégâts causés par l'eau salée sur le système de métro et le réseau électrique situés sous le quartier financier, les responsables de Consolidated Edison, la plus importante société énergétique de New York, ont interrompu le courant à quelque 6500 clients du lower Manhattan. Mais une section beaucoup plus vaste de la ville a été affectée par des pannes d'électricité causées par des inondations et l'explosion de transformateurs.

Les puissantes bourrasques de vent et les fortes pluies avaient commencé à déferler dès le début de la journée dans le nord-est des États-Unis, mettant sur la glace une campagne présidentielle très serrée et menaçant le vaste système de métro de New York, dont la fermeture avait été annoncé dès dimanche.

La bourse de New York n'a jamais ouvert ses portes lundi, et tout indiquait qu'elle serait également fermée mardi.

La tempête poursuivait sa route vers le nord de l'Atlantique en direction de Washington, Baltimore, Philadelphie et New York, et rencontrer deux autres systèmes dépressionnaires, formant une méga-tempête qui pourrait semer le chaos sur une zone de plus de 1300 kilomètres, de la côte Est à la région des Grands Lacs. Les prévisionnistes ont baptisé le phénomène «Frankenstorm».

De Washington à Boston, les métros, les autobus et les trains ont cessé temporairement de fonctionner, l'ouragan risquant d'inonder les rails et les tunnels.

Environ 50 millions d'habitants se trouvent sur la trajectoire de Sandy. La compagnie ferroviaire Amtrak a annoncé dimanche qu'elle fermerait la quasi-totalité de ses lignes d'ici lundi soir dans tout le nord-est des États-Unis. Plusieurs aéroports ont été fermés, et environ 12 000 vols ont été annulés.

Des Américains résidant dans des zones côtières ont reçu l'ordre de quitter leurs habitations pour s'installer en lieu sûr, dans des endroits plus élevés. L'ouragan est accompagné de vents violents, de fortes pluies, et de vagues pouvant atteindre 3,35 mètres de haut.

Depuis Washington, le président Barack Obama a lancé un appel à ceux qui se trouvent dans la trajectoire de Sandy.

«S'il vous plaît, écoutez ce que les responsables de votre État ou de votre ville disent. Quand ils vous demandent d'évacuer, vous devez évacuer. Ne remettez pas cela à plus tard, ne vous arrêtez pas, ne discutez pas les instructions que l'on vous donne car cet ouragan est puissant», a-t-il déclaré.

Les autorités ont déjà prévenu que New York et Long Island devaient s'attendre au pire: une vague de trois mètres pourrait inonder le sud de l'île de Manhattan et le réseau de métro en plus de causer d'importants dommages aux systèmes d'électricité et de communication.

«Quittez immédiatement. Les conditions se détériorent rapidement, et il ne vous reste plus beaucoup de temps pour quitter de façon sécuritaire», a indiqué le maire de New York, Michael Bloomberg.

«Si vous n'évacuez pas, vous mettez non seulement votre vie en danger, mais aussi celle des sauveteurs qui viendront vous chercher. C'est une tempête préoccupante et dangereuse», a-t-il ajouté.

Déjà, à New York, les autorités ont dû intervenir: une grue qui se trouvait à proximité d'un immeuble s'est partiellement effondrée en milieu d'après-midi. Elle a fort probablement été balayée par de puissantes bourrasques de vent qui auraient pu atteindre 150 km/h à cette hauteur, selon les météorologues.

La grue se trouve sur le chantier d'un immeuble de luxe en construction à l'angle de 7e avenue et de la 57e rue. Aucune blessure n'a été signalée.

Des Américains résidant dans des zones côtières ont d'ores et déjà quitté leurs habitations pour s'installer en lieu sûr, dans des endroits plus élevés. L'ouragan est accompagné de vents violents, de fortes pluies, et de vagues pouvant atteindre 3,35 mètres de haut.

Par ailleurs, à une semaine de l'élection présidentielle, Barack Obama a annulé un événement de campagne en Floride pour rentrer à Washington et superviser les opérations du gouvernement face aux intempéries.

Depuis la Maison Blanche, le président a déclaré que la priorité numéro un était de «sauver des vies», en exhortant les Américains à écouter les mises en garde. Il s'est néanmoins dit confiant, assurant que les autorités avaient fait tout en leur pouvoir afin de se préparer à affronter les effets de l'ouragan.

De son côté, le candidat républicain à la présidence Mitt Romney a annulé tous les événements électoraux prévus lundi soir et mardi en raison de l'ouragan.

Quatre États-clés pour le scrutin du 6 novembre sont menacés par le phénomène météorologique: la Caroline du Nord, la Virginie, l'Ohio et le New Hampshire.

Barack Obama a déclaré l'état d'urgence dans le Massachusetts, le Connecticut, à Rhode Island, New York, dans le New Jersey et en Pennsylvanie. Il a promis que le gouvernement répondrait «fortement et rapidement» après le passage de l'ouragan.

«Mon message aux gouverneurs, ainsi qu'aux maires, c'est que nous serons là pour tout ce dont ils ont besoin», a déclaré le président américain.

Fait rare: les principaux marchés financiers américains, dont la bourse de New York, le Nasdaq et le CME Group à Chicago, ont fermé leurs portes lundi. Le New York Stock Exchange avait fermé le 27 septembre 1985 en raison du passage de l'ouragan Gloria et après les attentats du 11 septembre 2001. Les Nations unies ont aussi fermé et annulé toutes les réunions à leur siège new-yorkais.

Sandy, un ouragan de catégorie 1 accompagné de vents soufflant jusqu'à 144 km/h, aurait causé la mort d'au moins 69 personnes dans les Caraïbes avant de prendre la direction de l'est des États-Unis. À 11h lundi matin, il était centré à environ 415 kilomètres au sud/sud-est de New York, se déplaçant en direction du nord à 29 km/h.

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