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La situation en Syrie est "mauvaise et empire", selon le médiateur Brahimi

29/10/2012 08:39 EDT | Actualisé 29/12/2012 05:12 EST

La situation en Syrie ne fait qu'empirer, a estimé lundi le médiateur international Lakhdar Brahimi en visite à Moscou pour des consultations avec le ministre russe des Affaires étrangères Sergueï Lavrov.

"La crise en Syrie est très très dangereuse, la situation est mauvaise et empire", a déclaré M. Brahimi, lors d'une conférence de presse commune avec M. Lavrov.

"Si ce n'est pas une guerre civile, je ne sais pas ce que c'est", a ajouté le médiateur, qui avait oeuvré, en vain, pour un cessez-le-feu pendant la fête musulmane de l'Aïd Al-Adha.

Sitôt mise en oeuvre vendredi à l'occasion de cette fête musulmane, la trêve de quatre jours proposée par M. Brahimi, émissaire de l'ONU et de la Ligue arabe, a volé en éclats, gouvernement et opposition s'en rejetant la responsabilité.

"Toute la communauté internationale doit s'unir pour aider le peuple syrien à trouver une issue à cette crise", a souligné M. Brahimi.

Pour sa part, M. Lavrov a déclaré que Moscou était "déçu" que l'appel du médiateur à une trêve "n'ait pas été entendu" par les parties en conflit, tout en estimant que cela n'avait aucun sens de se disputer pour savoir qui avait été le premier à la violer.

"Ils se battent de plus en plus en Syrie, les provocations et les réponses inadéquates (à ces provocations) sont quotidiennes. L'objectif pour tous les Syriens est de cesser le feu et de se mettre à la table de négociations", a-t-il souligné.

"Nos partenaires occidentaux et les partenaires dans la région devraient se faire à l'idée que rien ne pourra être accompli sans un dialogue avec le gouvernement (syrien). C'est le seul problème qui reste pour avancer vers un processus politique (de règlement)", a ajouté M. Lavrov.

La Russie, partenaire de longue date du régime syrien auquel elle livre des armes malgré les critiques occidentales, a bloqué trois fois avec la Chine les résolutions occidentales à l'ONU visant à faire pression par la menace de sanctions sur le régime du président Bachar al-Assad.

Elle soutient un accord sur les principes d'une transition en Syrie, adopté le 30 juin à Genève par le Groupe d'action sur la Syrie, qui ne contient aucun appel à M. Assad à renoncer au pouvoir.

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