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29/10/2012 02:36 EDT | Actualisé 29/12/2012 05:12 EST

Chili: la petite-fille de Salvador Allende est élue mairesse

AP
FILE - In this 1971 file photo, then Chile's President Salvador Allende waves to supporters in Santiago, Chile. On Tuesday, Sept. 11, 2012, a Chilean court closed the judicial investigation into the death of Allende during the military coup of Sept. 11, 1973, confirming that the president committed suicide to avoid falling into the hands of the military coup led by Augusto Pinochet. (AP Photo, File)

SANTIAGO, Chili - Maya Fernandez Allende, petite-fille de l'ex-président socialiste chilien Salvador Allende, a remporté dimanche sa première élection d'importance lors des municipales. Celles-ci ont permis de constater que la gauche avait regagné du terrain au Chili.

Mme Fernandez, vétérinaire de 41 ans, a défait le maire sortant Pedro Sabat, du parti de centre-droit de la Rénovation nationale, à Nunoa, une circonscription de la capitale chilienne, Santiago.

La petite-fille de Salvador Allende a été élevée à Cuba, où sa mère Beatriz s'est exilée après la mort du président Allende, dans la foulée du coup d'État mené par le général Augusto Pinochet en 1973.

La gauche chilienne a remporté sa plus grande victoire à Santiago, où Carolina Toha l'a emporté sur Pablo Zalaquett, de l'ultra-conservatrice Union démocratique indépendante. Mme Toha a été porte-parole de l'ex-présidente Michelle Bachelet et son père, vice-président de Salvador Allende, est mort après avoir été emprisonné et torturé.

Le centre-droit a conservé au moins cinq autres grandes villes: Vina del Mar, Valparaiso, La Florida, Las Condes et San Bernardo, mais il a perdu Concepcion (sud).

Les élections de dimanche portaient sur 345 places de maire et 2224 sièges aux conseils municipaux. Après dépouillement de plus de 90 pour cent des bulletins, l'alliance de droite au pouvoir remportait 37 pour cent des sièges, contre 43 pour cent pour la gauche, divisées entre de nombreux partis.

Ce scrutin était le premier depuis l'inscription automatique des personnes majeures sur les listes électorales, qui a ajouté cinq millions d'électeurs, portant le corps électoral à de 8,1 millions à 13,4 millions dans un pays de 17 millions d'habitants. Mais le vote n'étant plus obligatoire, de nombreux Chiliens se sont abstenus, à hauteur de 80 pour cent dans certaines circonscriptions.

Après l'élection de Sebastian Pinera à la tête du Chili, qui a mis fin à 20 ans de pouvoir du centre-gauche en 2009, l'alliance de centre-droit a en effet accepté l'inscription automatique à condition que le vote ne soit plus obligatoire.

Le président a vu dans l'abstention de dimanche «un signal d'alarme» pour la démocratie et promis que son gouvernement ferait tout son possible pour que la participation soit plus forte à l'élection présidentielle, laquelle est prévue en novembre 2013.