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28/10/2012 12:26 EDT | Actualisé 27/12/2012 05:12 EST

Un puissant séisme fait plus de peur que de mal en Colombie-Britannique

VANCOUVER - Un violent séisme de magnitude 7,7 a fait trembler la côte du centre-nord de la Colombie-Britannique dans la nuit de samedi à dimanche, effrayant des résidants et poussant plusieurs d'entre eux à quitter leur domicile pour trouver refuge en hauteur en prévision d'un éventuel tsunami.

Des alertes au raz-de-marée ont été émises pour le nord de la région côtière, les îles Haida Gwaï, certaines parties de la côte centrale de la province, la côte de l'Alaska, et aussi loin qu'à Hawaï.

Ces alertes ont été rétrogradées à des avertissements, tôt dimanche, signifiant que les évacuations n'étaient plus nécessaires, et la situation est revenue à la normale quelques heures plus tard.

Trois autres répliques de magnitude variant entre 4,0 et 4,2 ont cependant été ressenties entre 15 h 35 et 18 h 50 (heure avancée du Pacifique), durant la journée de dimanche.

Les résidants vivant près de l'épicentre du tremblement de terre ont indiqué que la violente secousse avait duré près d'une minute, mais aucun blessé ni dommages majeurs n'ont été rapportés.

Brent Ward, un géologue à l'université Simon Fraser, a indiqué que le séisme était le deuxième plus important à toucher le pays depuis 1949, lorsqu'un autre tremblement de terre, cette fois de magnitude 8,1, avait été enregistré dans la même région.

«Il s'agit d'un séisme dans une région où ceux-ci sont nombreux», a-t-il dit. «Il s'agit d'une région géologiquement active.»

Selon M. Ward, la zone est connue sous le nom de «faille de la reine Charlotte», où les plaques tectoniques terrestres glissent horizontalement l'une contre l'autre, dans un mouvement semblable à ce qui se produit le long de la faille de San Andreas, en Californie.

«La croûte terrestre emmagasine de la tension en raison de ce mouvement, et nous avons donc, de temps en temps, un relâchement de tension sous la forme d'un tremblement de terre.»

Le chercheur a d'ailleurs dit ne pas avoir été surpris de constater que l'alerte au tsunami n'avait pas duré longtemps, puisque le frottement-glissement le long de la faille ne déclenche généralement pas de raz-de-marée.

«Pour créer un tsunami, vous devez avoir un mouvement vertical sur le fond de l'océan, et c'est ce mouvement vertical qui déplace l'eau et provoque le raz-de-marée», a-t-il dit.

Des heures après le séisme, Dennis Sinnott, qui travaille à l'Institut des sciences océanographiques, a précisé que la vague la plus importante avait frappé l'île de Langara, dans le nord des îles Haida Gwaï, et ne faisait que 69 centimètres de haut.

Kelli Kryzanowski, gestionnaire des initiatives stratégiques des services d'urgence de la Colombie-Britannique, a précisé que la secousse initiale avait eu lieu à 20 h 04 sur les îles Haida Gwaï, avec une force de 7,1. Sa magnitude a toutefois été rapidement révisée à la hausse, à 7,7.

Mme Kryzanowski a par ailleurs ajouté que de petites vagues provoquées par le tremblement de terre, dont la hauteur variait de 28 à 44 centimètres, avaient également frappé la pointe nord de l'île de Vancouver.

Selon la ministre britanno-colombienne de la Justice, Shirley Bond, il semble y avoir eu peu de dommages lors du tremblement de terre.

«Nous sommes certainement heureux de ce qui se passe jusqu'à maintenant», a-t-elle déclaré lors d'une conférence téléphonique tardive avec des journalistes dans la nuit de samedi à dimanche. «Nous attendons cependant de constater le véritable impact [du séisme]».

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