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Syrie: efforts et échecs internationaux

28/10/2012 12:17 EDT | Actualisé 28/12/2012 05:12 EST

De nombreuses initiatives ont été prises sur le plan international, mais aucun projet de trêve n'a réussi à faire taire les armes en Syrie.

Des combats acharnés opposent forces gouvernementales et rebelles depuis qu'un soulèvement populaire contre le régime de Bachar al-Assad lancé le 15 mars 2011 s'est transformé en insurrection armée face à la répression. Ces violences ont fait, selon l'Observatoire syrien des droits de l'Homme (OSDH), plus de 35.000 morts en 19 mois.

--2011--

- 26 déc: Arrivée des premiers observateurs arabes pour surveiller l'application d'un plan de sortie de crise de la Ligue arabe prévoyant l'arrêt des violences, la libération des détenus, le retrait de l'armée des villes et la libre circulation dans le pays pour les observateurs arabes et la presse. Damas avait accepté ce plan le 2 novembre, tout en continuant de réprimer dans le sang la révolte. Aucune de ces clauses ne sera mise en oeuvre par Damas.

--2012--

- 28 jan: La Ligue arabe reconnaît l'échec de sa mission controversée d'observateurs, le secrétaire général de l'organisation panarabe, Nabil al-Arabi, accusant le régime d'avoir "choisi l'option de l'escalade".

Le 12 février, la Ligue arabe met fin à la mission de ses 165 observateurs.

- 21 mars: Déclaration du Conseil de sécurité soutenant le plan de l'émissaire de l'ONU et de la Ligue arabe Kofi Annan. Outre un cessez-le-feu, le plan prévoit le retour de l'armée dans les casernes, la libération des détenus, le respect du droit à manifester, un dialogue pouvoir/opposition et la libre circulation pour les humanitaires et la presse.

- 12 avr: Entrée en vigueur du cessez-le feu, prévu par le plan Annan, officiellement accepté par le régime et les insurgés. Les 14 et 21, deux résolutions du Conseil de sécurité (2042 et 2043) sont adoptées, les premières depuis le début de la crise, autorisant le déploiement de 30 puis de 300 observateurs pour surveiller le cessez-le-feu. Mais la trêve vole en éclats au bout de quelques heures.

Le 16 juin, le chef des observateurs de l'ONU annonce "la suspension" de leur mission en raison de l'"intensification de la violence". A plusieurs reprises, ceux-ci avaient indiqué avoir été empêchés de se rendre dans certaines régions et avoir été pris pour cible dans leur mission.

- 19 juil: 3e double veto russo-chinois au Conseil de sécurité de l'ONU à une résolution occidentale menaçant le régime de sanctions.

- 2 août: Démission de Kofi Annan, qui fustige le manque de soutien des grandes puissances à sa mission. Le 17, l'ex-ministre algérien Lakhdar Brahimi est nommé pour le remplacer.

- 26 oct: La trêve, initiée par Lakhdar Brahimi à l'occasion de la fête musulmane d'Aïd al-Adha, vole en éclats au bout de quelques heures. Le 28, nouvelle spirale de violences avec des raids de l'armée de l'air et des attaques rebelles. Près de 300 morts depuis vendredi (OSDH).

acm/cco

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