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Le journaliste libanais détenu en Syrie dit être en "bonne santé" (vidéo)

28/10/2012 05:00 EDT | Actualisé 28/12/2012 05:12 EST

Le journaliste libanais Fida Itani détenu par un groupe rebelle dans le nord de la Syrie a indiqué "être en bonne santé" et "avoir été placé en résidence surveillée", selon une vidéo amateur diffusée dimanche par son employeur la chaîne de télévision libanaise LBCI.

"Mon nom est Fida Itani, je suis le journaliste Fida Itani, et j'ai été placé en résidence surveillée par la 'brigade de la tempête du nord à Azaz' et je suis en bonne santé", a affirmé Fida Itani dans la vidéo.

Sur ces images on peut voir le journaliste debout devant une maison, sur les murs de laquelle les mots "brigade de la tempête du nord" sont inscrits.

Le groupe rebelle d'Azaz, une localité de la province d'Alep (nord-ouest) et frontalière de la Turquie, a revendiqué l'enlèvement du journaliste dans un communiqué publié samedi sur sa page facebook.

"Le travail du journaliste Fida Itani n'est pas compatible avec la révolution (...), Nous l'avons donc mis en résidence surveillée pour une courte période", indiquait le communiqué.

Le journaliste "sera libéré dès que le reste des données demandées à son sujet seront réunies", selon le texte.

D'après la LBCI, une chaîne plutôt neutre dans sa couverture du conflit syrien comparé aux autres télévisions libanaises, M. Itani serait aux mains d'Abou Ibrahim, un homme originaire d'Azaz qui s'est fait connaître en enlevant des pèlerins chiites libanais cet été.

La chaîne a indiqué avoir contacté Abou Ibrahim qui a confirmé la capture de M. Itani.

Ce dernier a été arrêté par les rebelles car il prenait trop de photos, ce qui a éveillé leurs soupçons, a indiqué Abou Ibrahim, qui est lié à la "brigade de la tempête du nord", cité par la LBCI.

D'après des ONG et des militants, Abou Ibrahim n'est pas un rebelle mais un ancien contrebandier qui se servirait de la révolte pour gagner de l'argent.

Des manifestations ont par ailleurs eu lieu dimanche à Azaz pour protester contre la présence dans des zones civiles de groupes armés et contre le fait qu'ils détiennent des dizaines de personnes enlevées.

L'organisation Reporters sans frontières (RSF) a exprimé dans un communiqué "sa vive inquiétude" et a réclamé la libération de M. Itani "sans délai ni condition". "Le travail des journalistes n'est pas destiné à être 'compatible' avec la vision des forces en présence", selon elle.

ser/tg/sw

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