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28/10/2012 05:29 EDT | Actualisé 28/12/2012 05:12 EST

Ecclestone a 82 ans et des dossiers à régler

Bernie Ecclestone n'aime pas les anniversaires, on le comprend. Il a fêté dimanche ses 82 ans, et aimerait mieux qu'on parle d'autre chose. Surtout qu'il a encore plein de projets.

Impossible de passer à côté de l'anniversaire du petit homme (1,59 m) qui a structuré la F1 et lui a donné son envergure planétaire.

« Quand je ne pourrai plus y arriver, on changera quelque chose, mais j'espère que ce sera dans longtemps », a-t-il dit à la meute de journalistes présents à ses côtés dans le paddock du Grand Prix de l'Inde pour saluer l'événement.

Ecclestone a plutôt insisté sur le fait que la F1 a besoin d'un plafond budgétaire pour continuer à vivre. Et propose aux équipes un premier montant de 250 millions de dollars comme budget annuel.

L'équipe Red Bull fonctionnerait avec un budget annuel de 320 millions.

« Ce plafond doit tout inclure, y compris le salaire des pilotes, a-t-il indiqué aux journalistes. C'est une idée que j'ai mise de l'avant. La moitié des équipes me soutiennent. »

Parmi elles, Lotus et Sauber. McLaren préfèrerait maintenir des restrictions budgétaires ciblées comme c'est le cas actuellement dans le cadre du RRA (Ressource restriction agreement), l'entente de réduction des coûts que toutes les équipes ont adoptée, mais bousculée par Red Bull.

« Ce plafond global est une idée élégante, a précisé Martin Withmarsh, patron de McLaren, mais il serait très difficile de vérifier si les équipes le respectent. »

Pour Ecclestone, ce plafond budgétaire est la solution pour intéresser de nouvelles équipes, de nouveaux groupes à investir dans la discipline.

« Nous cherchons le bon moyen de l'introduire. Nous voulons réduire les moyens nécessaires pour être compétitifs en F1, afin que quelqu'un puisse arriver en F1, avec un budget raisonnable, et être compétitif sans dépenser une fortune », a-t-il expliqué.

« Je parle d'un montant maximum, sur le principe, et une fois qu'on sera d'accord sur le principe, on pourra réduire le montant », a conclu l'homme d'affaires britannique.

La France peut-être en 2013

Autre sujet d'intérêt pour Bernie Ecclestone le jour de son anniversaire, c'est l'invitation qu'il lance à la France pour la saison 2013. Il a expliqué que le Grand Prix de France pourrait faire son retour au calendrier.

Et il aurait lieu au circuit Paul-Ricard en Provence, qui a appartenu à Ecclestone, qu'il avait transformé en circuit d'essais F1 à grands frais en 2000.

Le patron du circuit Paul Ricard, Stéphane Clair, travaille fort pour organiser le Grand Prix de France dans le Var en 2013, avec des investissements totalement privés.

« Notre budget de 30 millions d'euros (38,7 millions de dollars canadiens) est bouclé, nous n'avons pas encore signé et nous avons une réunion importante à Abou Dhabi début novembre », a dit Clair à l'agence AFP.

« Nous pouvons le faire, a dit Ecclestone. S'ils sont prêts, nous pouvons le placer dans le calendrier. De mon côté, je suis d'accord. J'espère que nous sommes prêts à signer, nous avons un stylo et nous nous tenons prêts. »

« Qui le financera, c'est la question principale », a ajouté le Britannique.

Le calendrier 2013 de la F1 ne prévoit plus que 19 dates, à la suite du report du Grand Prix du New Jersey (en face de New York) à 2014.

Pour la France, deux dates sont envisageables, l'une à la place du Grand Prix du New Jersey à la mi-juin, après le Grand Prix du Canada, et l'autre fin août, entre les courses de Belgique et d'Italie, une date libérée en septembre lors du dernier Conseil mondial de la Fédération internationale de l'automobile (FIA).

Le dernier Grand Prix de France a eu lieu en 2008, sur le circuit de Magny-Cours (Nièvre), près de Paris.

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