NOUVELLES
28/10/2012 08:14 EDT | Actualisé 28/12/2012 05:12 EST

Chypre "tout près" d'un accord avec la troïka (ministre)

Chypre et la troïka (UE, FMI, BCE) sont tout près d'un d'accord sur un plan de sauvetage de l'économie de l'île méditerranéenne, plombée par ses liens très étroits avec l'économie grecque, a annoncé le ministre chypriote des Finances, Vassos Shiarly.

"Nous sommes tout près (de trouver un accord sur les termes du plan de sauvetage). Nous estimons qu'il est possible de résoudre les différends encore en suspens", a déclaré M. Shiarly dans un entretien publié dimanche par le journal Kathimerini.

Le ministre a précisé qu'une délégation "de haut niveau" de la troïka était attendue "bientôt" à Chypre pour résoudre les dernières questions sensibles et signer un accord avant la prochaine réunion de l'Eurogroupe le 12 novembre.

Le gouvernement chypriote, qui a demandé fin juin à bénéficier d'une aide d'un montant non précisé, estime que le plan de sauvetage proposé par la troïka impose des mesures d'austérité trop lourdes pour une économie déjà en récession.

La troïka a demandé à Nicosie de réduire les salaires des fonctionnaires de 15%, les prestations sociales de 10%, de diminuer l'aide au logement et les subventions, ainsi que d'augmenter la TVA, selon une formule composée à 80% de réductions des dépenses publiques et à 20% de hausses d'impôts.

Selon la presse chypriote, le gouvernement a proposé que la réduction des dépenses ne représente que 60% du plan, qui prévoirait une réduction du déficit cumulé d'un peu plus d'un milliard d'euros d'ici fin 2016, au lieu des 975 millions réclamés par la Troïka d'ici fin 2015.

Vendredi, le président français François Hollande a plaidé pour une solution qui n'impose pas de "conditions trop draconiennes" à Chypre afin de laisser une chance à la reprise.

Le 17 octobre, l'agence de notation Standard and Poor's (SP) a enfoncé encore un peu plus la note de la dette de Chypre en catégorie spéculative, en l'abaissant de trois crans de "BB" à "B", critiquant l'"inaction" du gouvernement et le retard du sauvetage international.

SP s'attend ainsi à ce que la dette publique de Chypre atteigne 130% de son PIB fin 2013 et à une récession de 2% par an de l'économie de 2012 à 2014. Une semaine plus tôt, l'agence Moody's avait également dégradé la note de Chypre à cause de l'aggravation de la situation des banques du pays.

cc/fc/feb

PLUS:afp