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27/10/2012 05:19 EDT | Actualisé 27/12/2012 05:12 EST

Les Emirats rejettent les critiques de l'UE sur les droits de l'Homme

Les Emirats arabes unis ont dénoncé samedi comme "partiale et tendancieuse" une résolution du Parlement européen critiquant la situation des droits de l'Homme dans ce pays, affirmant qu'elle contenait des accusations infondées.

Dans une déclaration publiée par la presse, le ministre d'Etat pour les Affaires étrangères Anouar Gargash a souligné que les Emirats, l'un des Etats les plus libéraux du Golfe, "accueillent plus de 200 nationalités qui vivent dans un climat ouvert et tolérant".

Il a estimé que la résolution du Parlement européen était "injuste car elle a été adoptée sans vérifier les accusations portées par des organisations qui visent à ternir l'image des Emirats".

M. Gargash a qualifié cette résolution de "partiale et tendancieuse car elle lance des accusations infondées sans tenir compte (...) des efforts des Emirats dans le domaine des droits de l'Homme, notamment de la protection des immigrants, de la couverture sociale et de la promotion des droits de la femme".

Le Parlement européen s'est inquiété vendredi de la situation des droits de l'Homme aux Emirats, dénonçant la répression contre les prisonniers d'opinion et l'exploitation des travailleurs migrants.

Les députés européens ont dénoncé le "harcèlement", les "restrictions à la liberté d'expression" et les "mesures illégales d'emprisonnement" dont sont victimes selon eux les militants de la démocratie aux Emirats, réclamant la "libération inconditionnelle des prisonniers d'opinion", au nombre selon lui de 64.

Les élus européens ont demandé par ailleurs au gouvernement de mettre en oeuvre des réformes pour mettre un terme aux abus subis par les travailleurs migrants, "spécialement les femmes".

M. Gargash a souligné que la diplomatie émiratie "n'a pas été conviée à cette discussion" dont elle a demandé en vain le report afin de pouvoir présenter son point de vue.

Les autorités des Emirats, épargnés par la vague de contestation populaire dans le monde arabe, ont arrêté depuis le printemps dernier une soixantaine d'islamistes dans le pays et affirmé avoir démantelé un groupe complotant contre la sécurité de l'Etat.

at/cnp

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