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27/10/2012 04:27 EDT | Actualisé 26/12/2012 05:12 EST

Le Canada veut rendre son ambassade du Japon plus résistante aux séismes

OTTAWA - Dans la foulée de la violente secousse de l'an dernier ayant notamment provoqué un désastre nucléaire dans le nord-est du Japon, le Canada désire rendre son ambassade à Tokyo plus résistante aux séismes.

Le ministère des Affaires étrangères a ainsi lancé un appel d'offres visant à solidifier ses installations dans la capitale japonaise. La mission canadienne au Japon se trouve à environ 225 kilomètres de l'endroit où le violent tremblement de terre de l'an dernier a fait quelque 19 000 morts ou disparus.

Le 11 mars 2011, une secousse de magnitude de 9,0 et un tsunami avaient endommagé le réacteur nucléaire de la centrale de Fukushima Dai-ichi et son système de refroidissement, provoquant une importante fuite de radiations, à la fois dans la région avoisinante et dans l'océan, après de graves problèmes dans trois réacteurs.

Selon une étude récemment publiée par le journal «Nature», le niveau de radiation demeure élevé dans la région de la centrale nucléaire. Le rapport en question a soulevé des inquiétudes quant à de possibles fuites toujours présentes dans les réacteurs.

Les Affaires étrangères canadiennes ont lancé un appel d'offres pour un projet en cinq phases qui pourrait mener à des améliorations structurelles importantes de ses bâtiments diplomatiques en territoire nippon.

La première phase appelle à un examen du code japonais du bâtiment et du comportement sismique des édifices de l'ambassade. Si tout semble sécuritaire, le projet s'arrêtera là. Dans le cas contraire, la phase deux débutera; il s'agit d'une évaluation structurelle des bâtiments diplomatiques.

Les murs en béton renforcé et la structure de soutien seront évalués, entre autres dans le cadre d'un test de la résistance à une destruction.

Encore une fois, si le bâtiment semble satisfaisant, le processus pourrait s'interrompre à cette étape. En cas de résultat négatif, le ministère évaluerait la pertinence de renforcer le bâtiment, en évacuant au besoin son personnel diplomatique pendant les travaux, avec à la clé une ultime inspection, par des responsables ministériels, de la qualité des travaux effectués.

Le premier ministre Stephen Harper s'est rendu au Japon en mars et a visité la région de Sendaï, touchée à la fois par le tremblement de terre et le tsunami.

À cette occasion, M. Harper a salué le «solide leadership» démontré par le premier ministre japonais Yoshihiko Noda lors de la crise de mars 2011, et la vitesse à laquelle le Japon a réussi à se reconstruire.

M. Noda a répondu que les Japonais avaient été «profondément touchés» par le soutien et l'aide du Canada.

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