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Kimbra et son étonnante pop au Théâtre Corona de Montréal, vendredi soir (PHOTOS)

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Vague de fraicheur venue de l'autre extrémité de la planète, la jeune chanteuse Kimbra était au Théâtre Corona de Montréal, vendredi soir, pour offrir l'avant-dernier concert de sa tournée nord-américaine (ne reste que Toronto). Armée de chansons jazzy aux mélodies toniques et accrocheuses, la colorée Néo-Zélandaise propose un son pop singulier qui s'avère d'une ravageuse efficacité sur les planches. Nous avons rencontré l'auteure de Vows (paru en mai 2012) - son premier album dont vous entendrez certainement parler, si ce n'est déjà fait - juste avant sa performance.

Vous connaissez la pièce du musicien indie-rock australo-belge Gotye Somebody That I Used To Know, ver d'oreille qui a joué des tonnes de fois dans les radios commerciales du monde entier ? Kimbra Lee Johnson, 22 ans, donnait la réplique au chanteur dans ce duo devenu l'un des plus populaires dans le milieu musical en 2012.

« Je suis toujours très heureuse de parler de cette collaboration même si, en effet, on m'en parle très souvent, envoie avec un grand sourire Kimbra, qui s'efforce de répondre dans un français pas si mal du tout (elle dit vouloir pratiquer). Ce fut incroyable d'être impliquée dans cette aventure. Cette chanson qui est pour moi un " shift in pop music ". Par sa forme, elle a défié les conventions. Je pense qu'elle a, en quelque sorte, pavé la voie aux artistes qui veulent faire de la pop différente. »

Et c'est exactement ce que représente le travail de Kimbra, devenue déjà une véritable célébrité en Nouvelle-Zélande, son pays d'origine (elle habite maintenant Melbourne en Australie). Rien de renversant dans la proposition, mais sa pop innovatrice, intelligente, audacieuse, rafraîchissante, lumineuse, à ce petit quelque chose de vraiment étonnant. Certains journalistes la comparent a Bjork (côtés mystérieux, exalté, intrigant), Florence Welch, Britney Spears (énergie qui décoiffe sur scène avec ses nombreux hooks) et Nina Simone.

Celle qui parle davantage de Prince, Miles Davis ou Beck comme sources d'inspiration admet volontiers que Vows (qui lui aura pris plus de trois ans à produire) est un amalgame de soul (Cameo Lover), de rock, d'électro, voire de sédiments folk (la balade The Build Up) et blues (Plain Gold Ring), livré avec claviers, guitares, batterie, basse et une panoplie de sons réarrangés en programmation.

Oser l'éclat

« J'aime que ma musique soit rayonnante, fantaisiste, excentrique, qu'elle fasse rêver; il faut qu'elle transcende mon intérêt pour les différents genres musicaux, mais aussi la mode, le design, l'image (sur les planches davantage que dans sa vie personnelle souligne-t-elle). Cela dit, j'ai par ailleurs un goût pour les atmosphères plus profondes, qui visitent le sentiment. Bref, voilà pourquoi j'aime travailler avec des créateurs de provenance diverses comme le groupe Foster the People, le DJ montréalais A-Trak ou le réalisateur Tim Burton (pour le nouveau film, Frankenweenie). Il faut se permettre d'être imaginatif, de laisser place à la théâtralité, de mettre de l'éclat dans la création. C'est grâce à ça qu'on arrive à se définir de toute façon. Sinon, on tombe dans de la pop convenue qui ne me branche pas beaucoup... »

De toute évidence, celle qui porte sur les planches une robe pot-pourri aux couleurs vivantes assume ses intuitions. Son énergie (quoique parfois juvénile, rose, sucrée, un brin naïve) est contagieuse, surtout lorsqu'elle est accompagnée d'un charisme certain, d'une excellente voix et de quatre bons musiciens. En plus d'être jolie, cette jeune femme bouge vraiment bien et sait capter l'attention de son public. D'autant plus qu'elle adore particulièrement les foules nord-américaines qui, selon la chanteuse, aurait un goût diversifié et raffiné de la musique.

À entendre vendredi soir la rayonnante rage contenue dans les morceaux comme Settle Down, Come Into My Head (rock, funk et quasi hip pop) et Warrior (persillé d'électro), on ne peut qu'admettre que cette Kimbra est sur la bonne voie pour une prometteuse carrière. En fait, elle est déjà partie...

Note qui devrait réjouir ses amateurs québécois, Kimbra est en amour avec Montréal. Elle y est d'ailleurs venue deux autres fois, dans le cadre d'un spectacle, mais également pour une session d'écriture de trois semaines en août dernier. Elle promet d'ailleurs de revenir rapidement au Canada. Ne serait-ce que pour présenter son prochain album, déjà en gestation.

Belle artiste.

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Kimbra | Montreal, QC