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27/10/2012 09:01 EDT | Actualisé 27/12/2012 05:12 EST

Au moins 146 morts en Syrie au premier jour d'une trêve mort-née (ONG)

Au moins 146 personnes ont péri vendredi dans des violences en Syrie, au premier jour d'une trêve mort-née âprement négociée par l'émissaire international Lakhdar Brahimi, a rapporté samedi l'Observatoire syrien des droits des l'Homme (OSDH).

Samedi, les violences ont fait au moins 29 morts, selon un bilan provisoire de l'OSDH qui s'appuie sur un réseau de militants et de sources médicales dans des hôpitaux à travers le pays.

L'ONG a recensé 53 civils, 50 rebelles et 43 soldats tués vendredi, soit un bilan qui dépasse la centaine de morts, comme chaque jour depuis que la révolte contre le régime s'est transformée en conflit armé au cours des derniers mois.

A l'occasion de la fête musulmane de l'Al-Adha, qui dure quatre jours, rebelles et forces régulières s'étaient engagés à faire taire leurs armes, mais les deux belligérants avaient dit se réserver le droit de riposter en cas de violations du cessez-le-feu par la partie adverse.

Le commandement de l'armée a annoncé vendredi soir que les troupes gouvernementales "continuaient de faire leur devoir en luttant contre les groupes terroristes armés", en référence aux rebelles, selon l'agence officielle Sana.

Un homme a été abattu par un tireur embusqué et un enfant a été tué par des tirs de l'armée dans la province de Deraa (sud) où des tirs nourris étaient entendus.

Dans la région d'Alep (nord), l'armée de l'air a survolé pour la première fois depuis le début de la trêve plusieurs villages et l'artillerie a bombardé la localité de Maaret al-Artik.

Dans la ville même d'Alep, des combats ont éclaté dans le secteur de Sayyed Ali et des rebelles ont attaqué un barrage militaire à l'entrée d'Alep. Les quartiers de Sakhour, Chaar, et Massaken Hanano étaient bombardés, d'après l'OSDH qui fait état de survol de chasseurs-bombardiers.

Dans la région d'Idleb (nord-ouest), proche de la frontière turque, des combats se poursuivaient autour de la base militaire stratégique Wadi Deif, entre l'armée et les rebelles --dont des combattants du Front al-Nosra, un groupe jihadiste qui a rejeté la trêve--, selon l'OSDH.

La ville proche de Maaret al-Noomane et les villages autour de la base étaient bombardés, selon la même source.

A Deir Ezzor, un attentat à la voiture piégée a tué cinq civils.

L'agence Sana a accusé "les bandes terroristes armés", l'OSDH faisant état de la mort de trois membres de la police militaire dans des affrontements ayant suivi l'explosion.

Et dans la province de Damas, au moins douze civils ont péri, huit d'entre eux dans des bombardements sur Irbine, l'ONG faisant état de corps encore enfouis sous les décombres et de combats aux abords de cette localité.

L'artillerie du régime a bombardé Douma --une ville dont il tente depuis cinq jours de prendre le contrôle--, et d'autres localités proches, faisant plusieurs blessés. Deux soldats ont péri lors de combats dans la ville voisine de Harasta alors que des perquisitions ont eu lieu à Jdaidet Artouz.

Dans la capitale, l'aviation militaire a sillonné le ciel tandis que des bombardements dans la province de Damas résonnaient dans la ville.

ram-rm/feb

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