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26/10/2012 03:48 EDT | Actualisé 25/12/2012 05:12 EST

Une peine plus sévère réclamée pour le père Raymond Marie-Lavoie

La procureure de la Couronne Carmen Rioux a réclamé vendredi en Cour d'appel du Québec une peine de prison plus sévère pour le père rédemptoriste Raymond Marie-Lavoie.

En février, le septuagénaire a écopé de trois ans de prison pour avoir agressé sexuellement 13 garçons au moment où il était surveillant de dortoir à l'ancien Séminaire Saint-Alphonse de Sainte-Anne-de-Beaupré, soit entre 1973 et 1985.

En juillet, Raymond-Marie Lavoie a plaidé coupable à chacun des 21 chefs d'accusation d'agressions sexuelles et de grossière indécence qui pesaient contre lui.

Vendredi, Me Carmen Rioux a allégué que la juge de première instance a commis de graves erreurs. Elle lui reproche notamment d'avoir passé sous silence le fait que les enfants ont été contraints à la captivité à l'époque où les agressions ont été commises, car ils restaient au Séminaire Saint-Alphonse jour et nuit.

La procureure de la Couronne récuse le choix de retenir comme facteur atténuant le fait que l'agresseur mettait fin à ses gestes quand les victimes s'y opposaient.

Me Rioux est aussi d'avis que la juge de première instance n'a pas utilisé la bonne fourchette de peines imposées à des religieux en situation d'autorité. Elle a rappelé que Raymond-Marie Lavoie a commis au moins 400 agressions sur 13 garçons. Il aurait, selon elle, été passible de 5 à 9 ans de prison.

La procureure a souligné que lorsqu'une peine est prononcée, elle doit dissuader l'agresseur, mais aussi la population en général. Carmen Rioux croit que ce jugement pourrait avoir des répercussions sur d'autres dossiers qui sont en suspens.

Pour sa part, l'avocat de la défense a brièvement pris la parole vendredi. Il a cité des éléments de jurisprudence qui vont dans le même sens que le jugement de première instance. Il a conclu que ce dernier est clair et juste. Il demande que l'appel de la Couronne soit rejeté.

Les trois juges de la Cour d'appel du Québec ont pris la cause en délibéré.

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