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Romney parle économie dans le Midwest, Obama tente de saturer les ondes

26/10/2012 11:13 EDT | Actualisé 26/12/2012 05:12 EST

Mitt Romney renouvelait vendredi ses attaques sur le bilan économique de Barack Obama dans la région stratégique du Midwest, tandis que le sortant tentait de saturer les ondes avec une salve d'interviews depuis la Maison Blanche à 11 jours de la présidentielle.

La journée a commencé avec l'annonce d'une croissance de l'économie américaine de 2% au troisième trimestre en rythme annualisé, un chiffre immédiatement jugé insuffisant par le candidat républicain: "moins de la moitié du taux de 4,3% que la Maison Blanche avait prédit après le passage du plan de relance" début 2009.

"Voilà le résultat de quatre ans de politique du président Obama. Les Américains sont prêts pour le changement, pour plus de croissance, d'emplois et des salaires plus élevés", a affirmé le républicain.

Ce dernier devait prononcer vers midi (17H00 GMT) un discours sur l'économie à Ames dans l'Iowa (centre) l'un des Etats qui pourraient départager les deux hommes le soir du 6 novembre.

Son avion le ramènera ensuite dans l'Ohio (nord) pour une grande réunion en soirée dans un stade à Akron, avec son colistier Paul Ryan.

Malgré une offensive des démocrates pour orienter la campagne sur les questions de société, comme l'avortement, où ils pensent détenir l'avantage, le républicain garde le cap qu'il s'est fixé depuis le début de sa campagne: l'économie et l'emploi, qui se relèvent toujours difficilement de la crise de 2008.

Mitt Romney, 65 ans, s'est même dépeint comme le candidat du "changement" jeudi dans une série de discours. Barack Obama, selon lui, est l'homme du "statu-quo".

"Nous avons un choix important à faire. Et nous allons élire un président désireux de faire de grands changements", a-t-il lancé jeudi devant 12.000 personnes dans l'Ohio.

Les sondages illustrent ce que les deux candidats savent: l'édition 2012 à la Maison Blanche est l'une des plus indécises de l'histoire récente.

En 2008, Barack Obama devançait de plus de six points John McCain dans les dernières semaines de campagne. Quatre ans plus tôt, la course entre George W. Bush et John Kerry s'était reserrée dans les derniers jours, mais à aucun moment le démocrate n'avait réussi à passer devant le président sortant.

Cette année, sur les dix dernières enquêtes d'opinion, six donnent Mitt Romney devant, trois penchent pour Obama et une révèle une égalité parfaite. Mais une majorité d'Etats-clé, dont le crucial Ohio, penchent apparemment pour M. Obama, même si les marges sont étroites.

Après un marathon électoral de 40 heures et 11.000 km qui l'a emmené dans huit Etats, Barack Obama devait rester à Washington vendredi, où il accordera pas moins de 10 interviews à des médias américains.

Le président maximise sa présence médiatique pour inciter sa base à aller voter dès maintenant. Tous les Etats permettent d'ores et déjà le vote anticipé, par correspondance ou en personne, dont 27 qui ne requièrent pas de justificatif d'absence pour le vote par courrier.

Il participera à une interview en direct sur MTV à 17H00 locales (21H00 GMT) dans un appel délibéré à la participation des jeunes électeurs.

La participation est au coeur de la bataille entre Obama et Romney. Les stratèges des deux camps rivalisent de chiffres, non exhaustifs, pour prouver que le vote anticipé leur est à ce jour favorable, mais aucun dépouillement ne sera effectué avant le 6 novembre.

En 2008, 30% des électeurs avaient voté en avance, une proportion qui devrait être dépassée cette année.

Plus de 8,6 millions d'électeurs ont déjà voté --dont le président lui-même jeudi à Chicago-- selon un décompte du projet Elections de l'Université George-Mason.

Les 11 derniers jours de campagne devraient donner lieu à une saturation publicitaire des ondes. Mitt Romney et le parti républicain disposent de 169 millions de dollars de trésorerie, plus que M. Obama et les démocrates, mais ces derniers ont davantage dépensé que leurs adversaires depuis le début de ce cycle électoral, notamment pour leur organisation sur le terrain.

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