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26/10/2012 03:01 EDT | Actualisé 26/12/2012 05:12 EST

Marianne St-Gelais se sent d'attaque pour défier Meng Wang sur 500 mètres

MONTRÉAL - Marianne St-Gelais a craint jusqu'au dernier moment de ne pas être en mesure de disputer la Coupe du monde de patinage de vitesse courte piste, disputée ce week-end à l'aréna Maurice-Richard, à Montréal.

Victime d'une commotion cérébrale dimanche dernier, lors de la première Coupe du monde de la saison à Calgary, elle a été rassurée dès ses premiers coups de patin, vendredi matin. Elle s'est ainsi qualifiée sans problème lors des préliminaires du premier des deux 500 mètres qui figurent au programme de cette Coupe du monde. Elle a même remporté sa vague sans forcer.

Même si elle était résolue à ne pas céder sa place pour ce rendez-vous devant son public, elle a reconnu qu'elle a eu «peur jusqu'à la fin».

«J'avais peur qu'on manque de temps, a avoué l'athlète de Saint-Félicien après coup. J'ai fait une commotion et je ne pouvais rester indifférente aux symptômes.

«Jusqu'à hier (jeudi), nous avions une décision à prendre pour être certain de ne pas faire le mauvais choix. Il ne fallait rien laisser au hasard.»

Elle redoutait surtout de voir réapparaître ses maux de tête à l'effort, ce qui l'aurait obligé à renoncer.

«Mais ça va super bien», a-t-elle dit enthousiaste.

Comme la journée de vendredi est toujours longue en Coupe du monde, St-Gelais a décidé de bien doser ses efforts.

«Je dois prendre le temps de me reposer entre les courses, a ajouté la double médaillée d'argent olympique. Ce n'est pas que c'est dur physiquement mais c'est extrêmement long et c'est ça qui nous épuise à la longue.»

Malgré cette mésaventure à Calgary, St-Gelais jure que ses objectifs n'ont pas changé.

«Ne pas être de la finale A au 500 mètres serait une déception pour moi. Je vise un podium sur cette distance. Et comme Men Wang — la Chinoise multiple médaillée d'or olympique — est de retour, j'aimerais vraiment patiner contre elle.»

Quatrième seulement des essais canadiens cette année, St-Gelais n'a pas le luxe de choisir les distances qu'elle dispute en Coupe du monde. D'ailleurs, si c'était d'elle, elle n'aurait pas disputer deux 500 mètres ce week-end, une épreuve à haut risque de chute.

«Si j'avais le choix, j'aurais plutôt disputé un 500m et un 1000m. Mais les autres filles n'avaient pas à changer de distance pour me favoriser. Mais c'est certain que j'aimerais éviter une chute sur 500 mètres.»

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