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26/10/2012 11:18 EDT | Actualisé 26/12/2012 05:12 EST

Les Tours de France de 1999 à 2005 resteront sans vainqueur

L'Union cycliste internationale (UCI) a décidé vendredi que les Tours de France de 1999 à 2005 resteront sans vainqueur après l'annulation pour dopage des résultats de l'Américain Lance Armstrong.

L'UCI a demandé à l'ex-roi du peloton de rendre toutes ses primes liées aux courses, ainsi qu'à ses ex-coéquipiers qui ont reconnu s'être dopé en témoignant dans l'enquête de l'Agence antidopage américaine (Usada) contre Armstrong. Rien que pour ses résultats sur le Tour de France, le Texan avait touché près de 2,950 millions d'euros.

L'UCI a également annoncé la mise en place d'une commission indépendante pour juger de son action, avec remise d'un rapport au plus tard le 1er juin prochain.

En ce qui concerne Armstrong, "le comité directeur a décidé de ne pas accorder les victoires à d'autres coureurs ou de modifier les classements de toutes les compétitions concernées", a précisé dans un communiqué l'instance dirigeante du cyclisme mondial, qui avait convoqué une réunion extraordinaire pour régler les conséquences sportives de la chute du Texan.

Cette décision devrait satisfaire le directeur du Tour de France, Christian Prudhomme, qui avait appelé l'UCI à laisser ces sept éditions sans vainqueur.

La totalité des coureurs qui avaient fini deuxièmes derrière Armstrong sur le Tour de France ces années-là ont été impliqués eux aussi dans des scandales, Festina, Puerto en Espagne ou T-Mobile en Allemagne. Aussi, remplacer Armstrong par le Suisse Alex Zülle, les Allemands Jan Ullrich et Andreas Klöden, l'Espagnol Joseba Beloki ou l'Italien Ivan Basso, dont la carrière a été entachée par le dopage, n'aurait eu guère de sens.

En plus des prix gagnés en courses, Armstrong s'est aussi vu réclamer par la société d'assurances SCA Promotions, auprès de laquelle il avait misé sur ses victoires dans le Tour, les 7,5 millions de dollars (5,8 millions d'euros) qu'elle avait dû lui verser après un long bras de fer judiciaire.

Alors que les appels à la démission visant le président de l'UCI Pat McQuaid et son prédécesseur Hein Verbruggen ont fusé depuis la publication du rapport à charge de l'Usada sur les années sombres du cyclisme, notamment de la part de l'ex-champion américain Greg LeMond, la fédération a décidé de faire juger de son action par une commission indépendante.

"Alors que le comité directeur est confiant que d'énormes pas ont été faits dans la lutte contre le dopage depuis 2005, afin que l'UCI et le cyclisme puissent avancer avec la confiance de toutes les parties, l'instance dirigeante a décidé d'établir une commission externe totalement indépendante pour se pencher sur les différentes accusations dont a été l'objet l'UCI à propos de l'affaire Armstrong", a précisé le communiqué.

Les membres de cette commission, qui seront désignés par une instance sportive autre que l'UCI, rendront un rapport avec des recommandations au plus tard le 1er juin 2013, selon le souhait de la fédération internationale.

stp/jm/gv

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