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26/10/2012 06:58 EDT | Actualisé 26/12/2012 05:12 EST

GP d'Inde: Kaltenborn, Mallya et Karthikeyan, les Indiens de la F1

La présence indienne en Formule 1, de plus en plus remarquée, passe par trois personnages incontournables: une pionnière, Monisha Kaltenborn, directrice de Sauber F1, un entrepreneur, Vijay Mallya, aux commandes de l'écurie Force India, et un pilote-aventurier, Narain Karthikeyan.

Kaltenborn, la pionnière:

Première femme à diriger une écurie de F1, la très suisse Sauber, dont elle possède déjà un tiers du capital, Monisha Kaltenborn est née il y a 41 ans à Dehradun (nord), puis a émigré très jeune en Autriche, avec sa famille. Mariée depuis à un avocat allemand, elle a eu deux enfants et veut servir d'exemple pour les femmes, pas seulement dans le sport automobile. Juriste de formation, elle a tout pour réussir dans un monde d'hommes, notamment son goût pour la négociation et la diplomatie, en maniant douceur et fermeté.

Mallya, le chercheur d'or:

Quand Vijay Mallya a racheté l'écurie hollandaise Spyker, fin 2007, tout allait bien pour lui. Depuis, Force India a progressé, chacun de ses pilotes, l'Allemand Nico Hülkenberg en Belgique, puis l'Ecossais Paul di Resta à Singapour, obtenant cette saison, à tour de rôle, une 4e place largement méritée. Né fin 1955 à Calcutta, Mallya a débuté en F1 comme sponsor de Benetton, avec la marque de bière Kingfisher dont il avait hérité de son père. Et comme Flavio Briatore, devenu son ami, Vijay a d'abord été flamboyant, et très enthousiaste à l'idée d'apporter la F1 aux Indiens. C'est moins brillant depuis quelques mois, en raison de salaires non-versés aux employés de sa compagnie aérienne et de l'émission d'un chèque sans provision (1,5 million d'euros environ), ce qui lui a brièvement valu un mandat d'arrêt. La barbe grisonnante est toujours aussi bien taillée, comme les pierres précieuses sur ses bagues et sa montre, mais Vijay Mallya s'est fait rare ces dernières semaines dans le paddock de F1. Il est (très) attendu samedi sur le circuit de Buddh.

Karthikeyan, l'aventurier:

A 35 ans et 42 GP disputés, chez Jordan en 2005 et HRT depuis 2012, il n'est plus un espoir pour les fans indiens, et il le sait. Sa monoplace est trop juste en performance, au sein de la modeste écurie espagnole HRT, et il passe en général la deuxième moitié de ses courses, à regarder dans ses rétroviseurs pour éviter de se faire percuter par les leaders qui lui prennent un tour. De quoi dégoûter un pilote de F1 mais pas le gentil Narain, toujours aussi souriant dans l'adversité: "J'ai de bonnes relations avec HRT, c'est ma deuxième saison. Ils ont construit une belle usine et j'aimerais rester avec eux", a-t-il dit jeudi, dans l'un des multiples entretiens demandés au héros local. Associé dès le départ au projet de circuit de Buddh, pilote d'essai (de voitures de série) pour le constructeur Tata, Karthikeyan, natif de Madras, avait brièvement tenté sa chance aux Etats-Unis, en 2010, puis il est revenu en F1 l'an dernier.

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