NOUVELLES
25/10/2012 08:16 EDT | Actualisé 25/12/2012 05:12 EST

Obama vote par anticipation à Chicago

À 12 jours des élections présidentielle et législatives, Barack Obama a mis entre parenthèses son marathon électoral dans des États pivots pour voter par anticipation dans son fief de Chicago, en Illinois, jeudi.

Souhaitant donner l'exemple aux électeurs, il est devenu le premier président en fonction à se prévaloir du scrutin par anticipation. Les scènes montrant les candidats à la présidence et leurs conjointes dans les bureaux de vote le jour du scrutin sont habituellement un rituel hautement médiatisé.

Engagé dans une course acharnée avec le républicain Mitt Romney, le président a souligné l'aspect « pratique » du vote anticipé, autorisé dans 32 États en plus du District de Columbia.

« Je veux juste montrer à tous ceux qui n'ont pas encore voté à quel point ce processus est efficace », a dit, après avoir voté, l'ancien sénateur de l'Illinois, État qu'il devrait remporter sans difficulté.

« Si quelque chose survient le jour de l'élection, vous vous serez déjà occupés » de voter, a-t-il fait valoir pour promouvoir l'un des éléments de sa stratégie électorale.

Considéré par les deux camps comme l'un des facteurs qui influenceront l'issue du scrutin et pour augmenter le taux de participation global, le vote par anticipation se révèle très populaire. Auparavant, il était utilisé par les expatriés et les militaires, qui votaient par correspondance, mais sa pratique s'est répandue.

Jusqu'ici, 7,2 millions d'Américains ont voté. Selon le réseau BBC, les experts prévoient que 35 % des Américains auront voté avant le 6 novembre, un taux qui pourrait selon eux être supérieur dans des États clés comme l'Ohio, la Floride, le Colorado et l'Iowa. Dans ces États, il pourrait même atteindre de 40 % à 85 %, selon un expert interviewé par la société d'État britannique.

Le sprint final est bien entamé

En plein blitz électoral de deux jours dans huit États, M. Obama n'effectuait qu'un passage en coup de vent à Chicago. Après s'être également rendu en Floride, en Virginie, en Iowa, au Colorado, au Nevada et en Californie, il devait se rendre en Ohio en soirée. À chacun des rassemblements, le candidat démocrate a encouragé ses partisans à voter par anticipation.

Avec 18 grands électeurs à la clé, l'Ohio est un État convoité par les deux camps.

Le président, qui y était déjà mardi, doit y retourner lundi prochain avec son prédécesseur démocrate Bill Clinton, qui reste très populaire auprès des Américains. Les deux hommes se rendront aussi en Floride et en Virginie.

De son côté, le candidat républicain Mitt Romney s'est rendu en Ohio. Martelant un message ayant des échos de la campagne menée en 2008 par Barack Obama, il s'est présenté comme le candidat du « changement ». Il a critiqué son opposant, qui incarne selon lui le « statu quo » sur les enjeux comme la dette, la santé et la réduction des budgets militaires.

« Vous voulez du vrai, du grand changement dans ce pays? Vous en aurez le 6 novembre! » a lancé l'ancien gouverneur du Massachusetts dans une usine de Cincinnati.

Selon les derniers sondages, M. Romney dépasse maintenant de peu son rival dans les intentions de vote à l'échelle nationale. Ce qui compte toutefois, c'est le vote dans les États clés. Or, pour l'instant, les enquêtes d'opinion dans ces États montrent toujours une égalité ou un léger avantage pour M. Obama, tout en restant dans la marge d'erreur.

Le statisticien Nate Silver, qui tient un blogue sur le site du New York Times, analyse par ailleurs, à la lecture des nombreux sondages, que le candidat républicain a perdu l'élan dont il avait profité grâce au premier des trois débats présidentiels.

PLUS: