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25/10/2012 11:24 EDT | Actualisé 25/12/2012 05:12 EST

Le Texas interdit les observateurs de l'OSCE dans ses bureaux de vote

L'Etat du Texas, dans le sud des Etats-Unis, menace de poursuivre en justice les observateurs de l'Organisation pour la sécurité et la coopération en Europe (OSCE) si ceux-ci se rendent dans des bureaux de vote lors de l'élection présidentielle du 6 novembre.

Le ministre de la Justice de cet Etat, majoritairement conservateur, Greg Abbott, a prévenu cette semaine l'OSCE que ses observateurs ne seraient pas autorisés à moins de 30 mètres d'un bureau de vote, au risque de commettre "une infraction criminelle".

"Tout manquement à cette exigence pourrait conduire à des poursuites en justice des représentants de l'OSCE", écrit M. Abbott dans une lettre au chef de l'unité des institutions démocratiques et des droits de l'Homme de l'OSCE, Daan Everts.

"Tout groupe ou individu venu de l'extérieur des Etats-Unis n'est pas autorisé à influer ou à s'ingérer dans le processus électoral au Texas", poursuit-il.

Il reproche notamment à Daan Everts d'avoir rencontré des associations comme Project Vote, qui se battent contre une nouvelle loi électorale au Texas jugée discriminatoire pour les minorités défavorisées.

Cette loi de 2011, rejetée par une cour d'appel de Washington en août, requiert, pour pouvoir voter, de présenter un permis de conduire, un passeport ou un permis de port d'armes, mais retoque la carte d'étudiant ou le justificatif de domicile, jusque là autorisés.

Le Texas a fait appel de cette décision devant la Cour suprême américaine.

De nombreuses voix estiment que cette loi disqualifie les électeurs issus des minorités, majoritairement favorables aux démocrates, car ils n'ont souvent pas d'acte de naissance ou parce que l'établissement d'une pièce d'identité leur est coûteux et compliqué.

Greg Abbott cite un avis de l'OSCE pour qui cette mesure serait "un obstacle au droit de vote".

"Votre opinion n'est pas légalement valable aux Etats-Unis, où la Cour suprême a déjà jugé ces lois constitutionnelles" (en Géorgie et dans l'Indiana, ndlr), estime M. Abbott.

L'organisation émanant des Nations unies envoie régulièrement ses observateurs surveiller la tenue d'élections dans le monde entier. Elle avait mis en doute le scrutin de 2000 aux Etats-Unis, où George W. Bush avait gagné à quelques voix près contre le démocrate Al Gore.

mt/lor/are

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