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Retrait du maire de Laval: l'exécutif tient à rassurer les citoyens

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THEO ANGELOPOULOS
Le vice-président du comité exécutif de Laval, Basile Angelopoulos, avec le maire Gilles Vaillancourt | PRO

LAVAL, Qc - Au lendemain du retrait temporaire du maire Gilles Vaillancourt de ses fonctions, le vice-président du comité exécutif de Laval, Basile Angelopoulos, a fait une sortie publique, jeudi, pour rassurer les citoyens sur le bon fonctionnement de la municipalité.

Lors d'un point de presse en après-midi, il a réitéré que le comité exécutif va assurer le bon fonctionnement de la Ville durant le retrait du maire Vaillancourt pour une période indéterminée.

M. Angelopoulos a affirmé que le comité exécutif «est solidaire dans cette période inusitée». Il a dit que rien ne change au niveau des responsabilités du comité et qu'il va continuer à s'assurer de la saine gestion de la Ville.

Faisant l'objet d'allégations de corruption et de perquisitions de l'Unité permanente anticorruption (UPAC), le maire Vaillancourt a fait savoir dans une déclaration écrite, mercredi, qu'il prenait une période «de repos afin de retrouver cette quiétude d'esprit nécessaire pour effectuer une réflexion» sur son avenir politique. Il a précisé avoir pris cette décision «sous les recommandations de son médecin».

Questionné par les journalistes, Basile Angelopoulos a réitéré que la Ville de Laval n'était pas en crise et que les élus municipaux ont convenu de laisser à M. Vaillancourt «cette période de quiétude afin de réfléchir et prendre les décisions qui lui reviennent».

Selon le vice-président du comité exécutif, les élus lavallois ont pleinement confiance aux travaux de la Commission Charbonneau et aux enquêtes de l'escouade Marteau et de l'UPAC. Il a indiqué qu'ils vont collaborer avec toutes les autorités, dans le cadre de leurs enquêtes, afin de faciliter leur travail.

M. Angelopoulos a refusé de dire s'il a encore confiance en son maire.

Mercredi, l'UPAC avait confirmé la tenue de perquisitions dans des institutions financières, dont au moins une à Laval. Selon Radio-Canada, l'UPAC était à la recherche de dizaines de millions de dollars cachés dans des coffres bancaires appartenant au maire Vaillancourt.

Au cours des dernières semaines, le maire de Laval a également fait l'objet d'allégations de la part de l'ex-entrepreneur Lino Zambito devant la Commission Charbonneau. Celui-ci a laissé entendre que Gilles Vaillancourt recevait un pourcentage des contrats de construction octroyés par la Ville de Laval.

Il y a deux ans, en novembre 2010, l'ancien député bloquiste Serge Ménard a avoué que le maire Vaillancourt lui avait offert illégalement 10 000 $ comptant dans une enveloppe pour sa campagne à l'élection partielle de 1993, dans la circonscription de Laval-des-Rapides, qu'il avait remportée sous la bannière péquiste.

L'ancien député libéral de Vimont, Vincent Auclair, avait ensuite dévoilé qu'il avait lui aussi refusé une enveloppe du maire Vaillancourt.

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