« Je voudrais simplement m'excuser auprès de la population et dire que je regrette sincèrement tout ce que j'ai fait ».

C'est par cette déclaration que l'ex-ingénieur de la Ville de Montréal Gilles Surprenant a conclu son témoignage-choc devant la commission Charbonneau.

Après quatre jours de témoignage au cours desquels il a admis avoir reçu des pots-de-vin de plus de 700 000 $, Gilles Surprenant a subi jeudi son contre-interrogatoire.

L'avocat de la Ville de Montréal, Me Martin St-Jean, a notamment testé sa crédibilité en lui posant des questions parfois rudes et pimentées de commentaires bien sentis.

Me Saint-Jean a notamment suggéré à Gilles Surprenant qu'il avait agi par « pure cupidité », qu'il voulait obtenir des pots-de-vin et qu'il se complaisait dans cette opulence inattendue.

Ce dernier a fini par admettre que sa participation au système de collusion n'était pas entièrement imputable aux entrepreneurs et qu'il fallait « être deux pour danser » dans ce genre de situation.

Gilles Surprenant a aussi reconnu qu'il se doutait bien qu'il allait recevoir un pot-de-vin lorsque Frank Catania l'a convoqué à son bureau une première fois au terme d'un contrat accordé en 1988.

L'ex-ingénieur a aussi affirmé qu'il n'avait pas souhaité que le stratagème s'arrête avant 2000, même s'il avait reçu son premier pot-de-vin 12 ans plus tôt.

Il a aussi reconnu qu'il n'avait pas « réfléchi » avant de dire à la commissaire mercredi que ce n'était pas le rôle d'un « simple fonctionnaire » de dénoncer le tout à la police.

« Tout le monde prenait de l'argent autour de moi. Il y avait un système. J'étais mal placé pour appeler la police », a-t-il avoué.

« C'est sûr que ce n'est pas désagréable d'aller en voyage, d'aller jouer au golf et de recevoir des montants d'argent. Effectivement, je l'avoue. » — Gilles Surprenant

Devant l'agressivité de l'avocat de la Ville, la commissaire Charbonneau a cependant interrompu abruptement le contre-interrogatoire de Me St-Jean en fin de matinée.

« Monsieur a admis tous ses crimes. Il a admis avoir été corrompu. Il admet tout ce que vous lui demandez d'admettre et ça n'est pas son procès qu'on est en train de faire en ce moment. Vous avez beau frapper sur le témoin qui est là, ça n'avance pas plus », a-t-elle tranché.

Elle a invité l'avocat à recentrer ses questions sur l'administration municipale. Elle a ajourné la séance pour qu'il puisse y « réfléchir ».

Union Montréal contre-interroge le témoin

Les avocats de l'Association de la construction du Québec et de l'Équipe Tremblay - Union Montréal, Me Daniel Rochefort et Me Michel Dorval, avaient précédemment contre-interrogé le témoin.

L'interrogatoire de Me Dorval a permis à Gilles Surprenant de faire son acte de contrition le plus clair depuis le début de son témoignage.

L'ex-ingénieur a reconnu qu'il avait volé les citoyens de Montréal. Il s'est dit « très repentant » de ses gestes, qui résultent d'une « grave erreur de jugement » de sa part.

« Je regrette amèrement tout ce qui s'est passé. Mes 10 dernières années à la Ville de Montréal ont été catastrophiques », a notamment dit Gilles Surprenant.

« Ça n'aurait jamais dû exister, je n'aurais pas dû accepter ces montants-là, je n'aurais jamais dû faire ça », a-t-il ajouté, avant de dire qu'il en avait tiré une leçon et qu'il avait résolu d'agir honnêtement depuis six mois.

« Mes amis, mes enfants m'ont pardonné, mais je ne me pardonnerai jamais d'avoir fait ça. » — Gilles Surprenant

Le contre-interrogatoire de Me Dorval a permis de faire ressortir que Gilles Surprenant a vendu sa maison 1 $ à sa fille il y a quelques semaines, alors qu'elle vaut selon lui 350 000 $ sur le marché. L'ex-ingénieur a démenti avoir agi de la sorte pour ne pas que sa résidence soit saisie.

L'ex-ingénieur a aussi admis qu'il n'était pas conscient du risque qu'il prenait en acceptant un premier pot-de-vin. « J'ai souvent pensé à ce qui pourrait se passer », a-t-il cependant admis. « Je savais qu'un jour il se passerait quelque chose ».

Le contre-interrogatoire de Me Dorval a aussi permis d'apprendre que le département pour lequel travaillait M. Surprenant n'avait aucun estimateur.

Le témoin a convenu que cela aurait été bénéfique, puisque cela aurait permis de faire « les mêmes estimations qu'un entrepreneur », c'est-à-dire en tenant compte de tous les paramètres, y compris les coûts de main-d'oeuvre.

Me Dorval a aussi fait ressortir que la Ville aurait pu utiliser une clause lui permettant de ne pas accorder le contrat au plus bas soumissionnaire conforme pour se protéger, mais qu'elle ne l'a pas fait.

Laval obtient le statut de participant

En lever de rideau, la commissaire France Charbonneau a accordé le statut de participant à la Ville de Laval. La participation de la Ville sera limitée aux questions relatives à l'octroi et la gestion de contrats publics à Laval.

Me Jean-François Longtin, qui représente l'administration du maire Gilles Vaillancourt, a présenté cette demande comme une réaction à des allusions d'irrégularité lors de l'octroi et la gestion de contrats publics.

L'interrogatoire de M. Surprenant, qui était en cours depuis jeudi dernier, a ensuite été terminé en 30 minutes par le procureur en chef, Denis Gallant.

Relisez notre retranscription de la commission en direct :.

Suivez la commission en direct :

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  • Avril 2009

    Les premiers appels en faveur d'une commission d'enquête publique sur la construction sont lancés à l'Assemblée nationale.

  • Septembre 2009

    L'hôtel de ville de Montréal annule le plus gros contrat de son histoire, une entente de 355 millions $ pour l'acquisition de compteurs d'eau, après la découverte d'irrégularités. Des rumeurs circulent selon lesquelles d'influents politiciens auraient séjourné sur le yacht de l'un des entrepreneurs ayant remporté une partie du contrat.

  • Octobre 2009

    La controverse prend du poids après que l'émission <em>Enquête</em> révèle l'ampleur de la corruption dans l'industrie de la construction, notamment dans les processus d'appel d'offres. Un groupe d'entrepreneurs de la région de Montréal, surnommé le «Fabulous Fourteen», agirait comme un cartel en se divisant les contrats, bloquant ainsi la voie aux compétiteurs, selon les journalistes de Radio-Canada. Un ancien sous-ministre des Transports soutient pour sa part que la mafia contrôle 80 pour cent des contrats de construction accordés dans la région et entretient des liens avec les entreprises du secteur. Les montants versés pour les projets de construction au Québec sont plus élevés qu'ailleurs au Canada, conclut <em>Enquête</em>.

  • Octobre 2009

    Quelques jours avant les élections municipales à Montréal, le magazine Maclean's publie son édition de novembre avec le titre «Corrompue, en ruine et criminalisée, Montréal est une honte» sur sa couverture.

  • Octobre 2009

    Québec annonce le déclenchement de l'Opération Marteau, une unité policière provinciale établie pour faire la lumière sur la corruption et la collusion dans le domaine de la construction.

  • Mars 2010

    L'ancien ministre de la Justice Marc Bellemare accuse le gouvernement libéral d'avoir accepté de généreuses contributions politiques visant à influencer les nominations de juges. Jean Charest déclenche la commission Bastarache pour faire la lumière sur ces allégations.

  • Mai 2010

    Le député libéral et ministre de la Famille Tony Tomassi est forcé de démissionner après la diffusion d'informations selon lesquelles il utilisait une carte de crédit fournie par la firme de sécurité BCIA, firme qui a conclu des contrats avec le gouvernement. M. Tomassi fait maintenant face à trois accusations au criminel.

  • Août 2010

    La firme d'ingénierie Axor se voit imposer des amendes pour avoir illégalement donné 150 000 $ aux trois plus importantes formations politiques du Québec, dont 113 000 $ aux libéraux.

  • Octobre 2010

    «Mafia Inc.», un livre des journalistes d'enquête André Noël et André Cédilot, révèle que jusqu'à 600 entreprises versent un montant d'argent à la mafia sur une base régulière pour être «protégées».

  • Octobre 2010

    Le Maclean's fait encore des vagues, cette fois en qualifiant le Québec de «province la plus corrompue au Canada». La couverture du magazine montre l'emblématique Bonhomme Carnaval tenant un porte-document débordant d'argent.

  • Novembre 2010

    La Fédération des travailleurs du Québec (FTQ) s'affiche en faveur d'une commission d'enquête publique sur la construction, laissant les libéraux de Jean Charest virtuellement seuls à s'y opposer.

  • Novembre 2010

    Les libéraux survivent à une motion de non-confiance à l'Assemblée nationale grâce à leur majorité. Le premier ministre reporte un voyage en France avec deux ministres pour s'assurer que son gouvernement ne tombe pas.

  • Janvier 2011

    La commission Bastarache conclut à l'absence de népotisme dans la nomination des juges au Québec.

  • Février 2011

    Sept personnes, dont une ex-mairesse de Boisbriand, des cadres d'entreprises de construction, un ingénieur et deux consultants, sont arrêtées dans le cadre de l'Opération Marteau. Ils sont accusés de fraude, d'extorsion, d'avoir proféré des menaces et d'abus de confiance.

  • Février 2011

    Québec annonce la création de l'Unité permanente anti-corruption, bâtie sur le modèle des services d'enquête de la ville de New York.

  • Septembre 2011

    La fuite du rapport explosif de Jacques Duchesneau, patron de l'Unité anticollusion, met le feu aux poudres. L'ancien chef de police conclut que le ministère des Transports est impuissant face à la collusion et que le crime organisé et les entreprises de construction sont responsables des coûts très élevés payés par l'État pour ses projets de construction. Une partie du magot serait ensuite transférée vers les caisses électorales des partis politiques, affirme le rapport Duchesneau.

  • Septembre 2011

    Après la comparution de Jacques Duchesneau devant une commission parlementaire, le gouvernement montre des signes d'ouverture à l'idée de déclencher une commission d'enquête en partie publique, en partie à huis clos.

  • Octobre 2011

    Jean Charest annonce la création d'une commission d'enquête sur l'industrie de la construction présidée par la juge France Charbonneau. Mais le fait que la commission ne relève pas de la loi sur les commission d'enquête et n'accorde pas l'immunité aux témoins suscite un tollé.

  • Octobre 2011

    Le gouvernement Charest complète son recul en annonçant que la commission Charbonneau aura tous les pouvoirs requis et relèvera de la loi sur les commissions d'enquête.

  • Février 2012

    Dans un message vidéo pré-enregistré, la juge France Charbonneau lance un appel aux Québécois afin qu'ils fournissent de l'information à sa commission.

  • 1er octobre 2012

    L'entrepreneur Lino Zambito affirme qu'une cote de 2,5% des contrats publics devait être remise à la mafia, et une autre de 3% au parti Union Montréal, de Gérald Tremblay.


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  • Michel Arsenault

    L'ex-président de la FTQ a défendu son intégrité, assurant que les choix qui avaient été faits étaient les bons pour l'économie québécoise. <a href="http://quebec.huffingtonpost.ca/2014/01/28/commission-charbonneau-deuxieme-jour-de-comparution-pour-michel-arsenault_n_4680036.html" target="_blank">Il a nié les allégations de Ken Pereira</a>, notamment celle voulant qu'un Italien lui ait proposé 300 000$ pour le dossier Carboneutre. Il a aussi nié avoir donné un traitement particulier aux dossiers de Jocelyn Dupuis. Il a cependant été questionné longuement <a href="http://quebec.huffingtonpost.ca/2014/01/27/commission-charbonneau-michel-arsenault-frequente-toujours-tony-accurso_n_4673593.html" target="_blank">sur son amitié avec Tony Accurso</a>, entre autres sur un <a href="http://quebec.huffingtonpost.ca/2014/01/30/commission-charbonneau-michel-arsenault_n_4694791.html" target="_blank">cadeau luxueux</a> que ce dernier a remis à sa femme.

  • Jean Lavallée

    L'ex-président de la FTQ-Construction Jean Lavallée <a href="http://quebec.huffingtonpost.ca/2014/01/21/jean-lavallee-commission-charbonneau_n_4636972.html" target="_blank">nie avoir fait des démarches auprès du PQ</a>, au printemps 2009, afin de le convaincre de ne pas appuyer la tenue d'une commission d'enquête sur l'industrie de la construction. L'écoute électronique d'une conversation entre lui et l'ex-président de la FTQ Michel Arsenault laisse toutefois croire à l'existence d'un «deal» entre la FTQ et Claude Blanchet, ex-PDG du Fonds et époux de Pauline Marois. Ml Lavallée admet que Tony Accurso <a href="http://quebec.huffingtonpost.ca/2014/01/22/commission-charbonneau-jean-lavallee-temoignage_n_4644154.html" target="_blank">l'a invité en vacances à ses frais à plusieurs reprises</a>. Il nie par ailleurs que son ami Denis Vincent soit lié aux Hells Angels. Source: Radio-Canada

  • Guy Gionet

    L'ex-PDG de la SOLIM Guy Gionet <a href="http://quebec.huffingtonpost.ca/2014/01/14/commission-charbonneau-guy-gionet-solim_n_4595095.html" target="_blank">soutient s'être inquiété du risque</a> que posait à la réputation du Fonds la présence de certaines personnes dans des dossiers de la SOLIM. Mais Jean Lavallée lui a bien fait comprendre que son rôle de PDG se limitait à obtenir du rendement. Lavallée était en quelque sorte un «dieu» à la FTQ et au Fonds, dira Gionet. Il indique aussi que personne à la SOLIM n'a jamais eu de malaise <a href="http://quebec.huffingtonpost.ca/2014/01/15/commission-charbonneau-guy-gionet-jean-lavallee_n_4601879.html" target="_blank">à faire affaire avec Ronnie Beaulieu</a>, un homme dont le passé criminel était pourtant bien connu. Source: Radio-Canada

  • Jocelyn Dupuis

    Jocelyn Dupuis est l'ancien directeur général du syndicat de la la FTQ-Construction. Il est en attente d'un procès pour avoir réclamé des remboursements sur la base de fausses factures et de factures gonflées. Source: Radio-Canada.ca

  • Nicodemo Milano

    L'enquêteur Nicodemo Milano analyse l'écoute électronique effectuée par la SQ dans le cadre de l'opération Diligence. Les policiers ont enregistré différents acteurs impliqués dans Carboneutre, une entreprise infiltrée par la mafia qui a tenté, en vain, d'obtenir du financement du Fonds de solidarité FTQ.

  • Paul Sauvé

    Paul Sauvé, le patron de LM Sauvé a indiqué dans son <a href="http://quebec.huffingtonpost.ca/2013/10/23/collusion-na-pas-epargne-maconnerie-sauve_n_4152126.html" target="_blank">témoignage</a> que la maçonnerie n'a été épargnée ni par la collusion ni par l'intimidation, comme les autres domaines de la construction ciblés par la commission.

  • Benoît Ringuette

    Il est le <a href="http://quebec.huffingtonpost.ca/2013/10/17/commission-charbonneau-quand-la-mafia-cogne-aux-portes-du-fonds-de-solidarite-ftq_n_4114840.html" target="_blank">co-fondateur de Carboneutre</a> et a finalement perdu le contrôle de sa compagnie sans pour autant réussir à la vendre, se retrouvant ainsi entouré de collaborateurs dont il ignorait l'essentiel des agissements, dont notamment la présence dans l'entreprise du mafieux Raynald Desjardins, ou encore de celle de son ami Jocelyn Dupuis. (Source: Radio-Canada.ca)

  • Gaétan Morin

    Gaétan Morin, le premier vice-président au développement corporatif et investissement du Fonds, <a href="http://quebec.huffingtonpost.ca/2013/10/16/abc-fonds-de-solidarite-commission-charbonneau_n_4107586.html" target="_blank">a expliqué à la commission</a> les étapes que doit maintenant traverser le dossier d'une entreprise qui souhaite obtenir du financement du Fonds de solidarité FTQ.

  • Ken Pereira

    L'ex-syndicaliste Ken Pereira a affirmé que l'ex-directeur général de la FTQ-Construction Jocelyn Dupuis entretenait des liens avec les Hells Angels et la mafia. Il a dû interrompre son témoignage à la suite d'une chute accidentelle au début du mois d'octobre.

  • Jocelyn Anctil

    Jocelyn Anctil, un homme d'affaire prospère et ambitieux de l'Estrie, a raconté à la commission Charbonneau comment ses entreprises ont été victimes d'une série d'incendies criminels entre 2009 et la fin 2010. Source: Radio-Canada.ca

  • Claude Asselin

    Claude Asselin admet que l'ex-maire de Laval Gilles Vaillancourt lui a demandé à de multiples reprises de s'arranger pour que des contrats lancés en appels d'offres aboutissent entre les mains des entrepreneurs qu'il avait choisis. Il soutient n'avoir sinon jamais été témoin de cas de collusion entre firmes de génie et se défend d'avoir fait de l'aveuglement volontaire.

  • Jean Gauthier

    Le notaire à la retraite Jean Gauthier admet, après s'être défilé malhabilement, que l'argent qu'il récoltait auprès des firmes de génie pour le PRO des Lavallois était lié à des contrats obtenus par elles à la Ville de Laval. « C'est ça, c'est pour des contrats qu'ils ont reçus », a-t-il laissé tomber, coincé sous le feu croisé du procureur Denis Gallant et de la commissaire France Charbonneau

  • Bahjat Ashkar

    L'ingénieur Bahjat Ashkar a expliqué à la commission comment il a pu prendre pied dans le marché de Laval au tournant des années 2000 en finançant le PRO des Lavallois, par l'intermédiaire du notaire Jean Gauthier, puis a expliqué son implication dans le système de collusion dans le génie mis en place en 2002.

  • Vincent Auclair

    L'ex-député libéral Vincent Auclair admet avoir reçu des mains de l'ex-maire de Laval Gilles Vaillancourt une enveloppe d'argent lors d'une rencontre en tête à tête à l'hôtel de ville de Laval arrangée par son équipe de campagne. L'argent lui a été remis en marge de la partielle dans la circonscription de Vimont en 2002, lors de la troisième semaine de campagne.

  • Mike Mergl

    Mike Mergl reconnaît avoir fait de la collusion à Laval dès le début des années 2000 avec son entreprise Mergad. Il ne peut cependant dire pourquoi tel ou tel contrat lui était attribué par le système, mais estime que le gestionnaire de la collusion, le directeur de l'ingénierie Claude Deguise, lui donnait « les projets que personne ne voulait ».

  • Basile Angelopoulos

    Le vice-président du comité exécutif de la Ville de Laval, Basile Angelopoulos, admet avoir servi de prête-nom pour des contributions politiques faites au parti du maire Gilles Vaillancourt, à la demande de Me Jean Bertrand.

  • Jean Bertrand

    Presque tous les conseillers municipaux élus sous la bannière du PRO des Lavallois depuis 1997, dont l'actuel maire Alexandre Duplessis et l'ensemble du comité exécutif, se sont fait rembourser des centaines de milliers de dollars en contributions politiques grâce à de l'argent comptant fourni par des firmes d'ingénieurs au notaire Jean Gauthier, affirme Me Jean Bertrand. (Source: Radio-Canada)

  • Ronnie Mergl

    Ronnie Mergl, vice-président de Nepcon, a révélé jeudi que l'entreprise a elle aussi versé une rémunération à Bernard Trépanier, l'ancien responsable du financement d'Union Montréal. Devant la Commission Charbonneau, M. Mergl a confirmé que Nepcon a versé quelque 90 000 $ en honoraires à la compagnie de M. Trépanier en 2010 et 2011. Le rôle de M. Trépanier consistait à identifier des projets qui pourraient intéresser Nepcon, comme des abribus. (Source: Radio-Canada)

  • Gilles Théberge

    Gilles Théberge a expliqué à la commission Charbonneau que Sintra, entreprise pour laquelle il travaillait de 1996 à 2000, a fait de la collusion dans l'asphalte sur des contrats du ministère des Transports du Québec (MTQ). La collusion se faisait entre producteurs d'asphalte tant sur la Rive-Sud que sur la Rive-Nord de Montréal. (Source: Radio-Canada)

  • Pierre Allard

    Un entrepreneur de Mascouche, Pierre Allard, a raconté à la commission avoir tenu tête au système de collusion à Laval entre entrepreneurs. Le propriétaire d'Excavations S. Allard a affirmé avoir refusé, en 2006, de se tasser sur un contrat public de raccordement des égouts et aqueducs de 42 triplex aux services municipaux sur un chantier où il avait fait l'excavation. (Source: Radio-Canada)

  • Roger Desbois

    Roger Desbois confirme que la collusion a régné dans les appels d'offres à Laval entre firmes de génie-conseil, au vu et au su du maire Vaillancourt. Le système, implanté début 2000 dans la foulée de la loi 106, était géré par le directeur de l'ingénierie de la Ville de Laval, Claude Deguise. Les firmes devaient verser en échange une cote de 2 % au parti de Gilles Vaillancourt. (Source: Radio-Canada)

  • Jean Roberge

    Le directeur général adjoint de la Ville de Laval, Jean Roberge, a confirmé avoir pris part au système de collusion à la Ville de Laval. « J'y ai moi-même participé », a-t-il confié à la commission Charbonneau. Jean Roberge a pris part à ce système alors qu'il était à la tête de la firme d'ingénieurs Équation Groupe Conseil, de 2002 à 2007. (Source: Radio-Canada)

  • Gaétan Turbide

    Le directeur général de la Ville de Laval, Gaétan Turbide, devait ouvrir le chapitre sur la ville de Laval, mais la commission Charbonneau a mis de côté son témoignage à la dernière minute. Vers 10:30 le matin même où devait débuter son témoignage, la procureure en chef Sonia Lebel a expliqué que la commission avait obtenu de nouvelles informations à son sujet. « À 9 h 15 ce matin, les procureurs de la commission ont appris des informations qui leur font sérieusement mettre en doute la crédibilité du prochain témoin, Gaétan Turbide ». C'est donc l'adjoint de Gaétan Turbide, Jean Roberge, qui est venu témoigner sur les malversations alléguées à la Ville de Laval. (Source: Radio-Canada)

  • Gérald Tremblay

    L'ex-maire de Montréal, Gérald Tremblay, a affirmé avoir congédié le collecteur de fonds Bernard Trépanier après avoir appris qu'il aurait exigé un pot-de-vin de 1 million$ à un promoteur. Le collecteur de fonds aurait demandé cette somme au promoteur SmartCentres pour un projet immobilier dans l'arrondissement Villeray-St-Michel-Parc-Extension. Par ailleurs, Gérald Tremblay a soutenu que son parti, Union Montréal, n'a jamais bénéficié de la fameuse cote de 3% que Bernard Trépanier aurait récolté auprès des firmes de génie collusionnaires. (Source: Radio-Canada)

  • Frank Zampino

    La commission a prouvé que Frank Zampino et Tony Accurso ont fait un voyage ensemble à Las Vegas en septembre 2006, en dévoilant quelques photos faites lors de ce voyage. La commission a du même coup dévoilé quelques photos d'un autre voyage que M. Zampino a effectué avec M. Accurso à Las Vegas, en février, cette fois en compagnie de l'ex-directeur général de la Ville, Robert Abdallah. L'ancien bras droit du maire Gérald Tremblay a admis qu'il a séjourné sur le bateau de l'entrepreneur en construction Tony Accurso avec sa famille dès 2005, sans payer quoi que ce soit. Ce voyage n'avait jamais été révélé, contrairement à ceux qu'il a effectués en février 2007 et 2008, soit avant et après le lancement de l'appel d'offres dans le dossier des contrats d'eau. <em>Le Huffington Post Québec avec Radio-Canada</em>

  • Bernard Trépanier

    Bernard Trépanier a reçu des honoraires de 900 000 $ de Dessau entre 2002 et 2010, dont quelque 150 000 $ alors qu'il occupait le poste de directeur du financement d'Union Montréal. (Source: Radio-Canada.ca)

  • Rosaire Sauriol

    Moins d'une semaine après son témoignage à la commission Charbonneau, le vice-président de la firme Dessau, Rosaire Sauriol, a annoncé qu'il démissionnait du poste qu'il occupait au sein de l'entreprise depuis 1986. (Source: Radio-Canada)

  • Pierre Lavallée

    L'ancien président de BPR Inc., Pierre Lavallée, a confirmé qu'il a accepté de payer la ristourne de 3 % demandée par le directeur du financement d'Union Montréal Bernard Trépanier pour avoir accès aux contrats de la Ville de Montréal. « C'est stupide, on n'aurait jamais dû faire ça, mais on l'a fait ». Pierre Lavallée a démissionné de son poste de président de la firme BPR, qu'il occupait depuis 2008, le 26 mars 2013.

  • Yves Cadotte

    Le Parti libéral du Québec et le Parti québécois sollicitaient directement SNC-Lavalin pour obtenir des contributions politiques, a affirmé le vice-président principal de la firme de génie-conseil, Yves Cadotte. La firme récoltait ensuite les chèques des cadres supérieurs qui voulaient contribuer et les remboursait par des bonis versés spécifiquement à cette fin. (Source: Radio-Canada)

  • Claude Meunier

    Un autre ingénieur, Charles Meunier, qui travaillait cette fois pour la firme BPR, a confirmé qu'il a servi d'intermédiaire pour remettre des milliers de dollars comptant à Bernard Trépanier, l'ancien responsable du financement d'Union Montréal.

  • François Perreault

    Genivar a eu recours à de la fausse facturation pour pouvoir faire du financement politique municipal, a admis un ex-vice-président. François Perreault, qui a été vice-président de Genivar, a assuré que si la firme donnait aux partis politiques, c'est parce qu'elle était sollicitée pour le faire."Si on n'avait pas joué le jeu, je ne crois pas qu'on aurait survécu dans ce monde-là. C'est presque une obligation" au municipal, a-t-il lancé. (Source: Radio-Canada.ca)

  • Christian Ouellet

    Le mode de financement du parti Union Montréal, de 2004 à 2008, venait en partie de celui du Parti libéral du Québec, a expliqué à la Commission Charbonneau Christian Ouellet, ancien directeur général du parti Union Montréal, qui a aussi travaillé au PLQ. Par ailleurs, M. Ouellet, a reçu quelque 60 000 $ par année de la firme de génie-conseil Roche. Il disait n'y voir aucun conflit d'intérêts, n'a jamais avisé de cela le comité exécutif de la Ville ou le maire et a maintenu qu'il ne faisait que cumuler deux mandats à titre de consultant. (Source: Radio-Canada.ca)

  • Claude Léger

    L'ex-directeur général de la Ville de Montréal a admis à la commission Charbonneau que Frank Zampino lui a fait des demandes inappropriées, mais qu'il n'en a jamais parlé à Gérald Tremblay, par crainte... « Est-ce que vous vous seriez qualifié de naïf, que c'est peut-être l'image que vous projetiez? » lui a alors demandé la commissaire France Charbonneau. « Je pense que oui », a répondu Claude Léger. (Source: Radio-Canada)

  • Robert Marcil

    Lors de son témoignage, l'ex-directeur de la réalisation des travaux publics à la Ville de Montréal, Robert Marcil, a assuré qu'il n'était pas au courant que des entrepreneurs en construction faisaient de la collusion pour se répartir des contrats publics.

  • Joseph Farinacci

    L'ex-directeur de la Direction des stratégies et transactions immobilières de la Ville de Montréal, Joseph Farinacci, a affirmé que la vente du site Marc-Aurèle Fortin au promoteur immobilier Petra-St-Luc s'est produite de façon « irrégulière », après que l'ex-président du comité exécutif Frank Zampino, eut intervenu dans ce dossier.

  • Nicolo Milioto

    « C'est quoi la mafia M. Milioto? », lui a demandé la procureure en chef Sonia Lebel.« Je ne sais pas », a répondu l'homme qui fréquentait pourtant Nicolo Rizzuto père au café Consenza. Nicolo Milioto dit ne rien savoir des activités criminelles alléguées de Rizzuto. Il dit avoir croisé certains lieutenants du clan Rizzuto au café Consenza, sans savoir ce qu'ils faisaient dans la vie. (Source: Radio-Canada)

  • Giuseppe Borsellino

    Giuseppe Borsellino a fait des aveux sur son financement d'Union Montréal. Le témoin a entre autres admis qu'il avait fait un voyage de pêche à Plattsburgh le 5 juin 2008 avec Yves Lortie de Genivar et Robert Marcil, à l'époque grand patron des travaux publics à la Ville de Montréal.

  • Michel Lalonde

    Le président de la firme Génius Conseil, Michel Lalonde, affirme que sa firme ainsi que plusieurs autres remettaient des montants en argent à des partis municipaux ou provinciaux pour obtenir des contrats. Union Montréal, Vision Montréal, différentes élus de la rive nord de même que le PLQ, le PQ et l'ADQ auraient notamment bénéficié de ces montants.

  • Le maire de Laval Gilles Vaillancourt démissionne

    Dans la foulée, après avoir été visé par des allégations devant la Commission Charbonneau et ciblé par l'Unité permanente anticorruption (UPAC), <a href="http://quebec.huffingtonpost.ca/2012/11/09/maire-laval-gilles-vaillancourt-demission_n_2099363.html">Gilles Vaillancourt a démissionné</a>. Par ailleurs, le maire de Mascouche, <a href="http://quebec.huffingtonpost.ca/2012/11/30/le-maire-de-mascouche-demission-marcotte_n_2217433.html">Richard Marcotte, a aussi quitté ses fonctions</a>. (Crédit photo: PC)

  • Le maire de Montréal Gérald Tremblay démissionne

    « On a trahi ma confiance, j'en assume l'entière responsabilité. » — <a href="http://quebec.huffingtonpost.ca/2012/11/05/gerald-tremblay-retour_n_2075539.html">Gérald Tremblay</a>. (Crédit photo: PC)

  • Martin Dumont

    <a href="http://quebec.huffingtonpost.ca/2012/10/30/martin-dumont-union-montreal-commission-charbonneau_n_2042857.html">Le témoignage de Martin Dumont</a>, ancien organisateur du parti de Gérald Tremblay, est un coup dur pour le maire de Montréal. Il affirme que ce dernier connaissait l'existence d'une double comptabilité dans son parti. (Crédit photo: PC)

  • Luc Leclerc

    Luc Leclerc, ancien surveillant de chantier à la Ville de Montréal,<a href="http://quebec.huffingtonpost.ca/2012/11/01/luc-leclerc-commission-charbonneau-jeudi_n_2055838.html"> a reconnu avoir reçu au moins 500 000 $ en pots-de-vin</a> de la part d'entrepreneurs en construction. (Crédit photo: PC)

  • Gilles Surprenant

    Gilles Surprenant a corroboré le témoignage de monsieur Zambito. Il a entre autres affirmé avoir reçu <a href="http://quebec.huffingtonpost.ca/2012/10/24/commission-charbonneau-surprenant-_n_2008604.html">quelque 700 000 $ en pots-de-vin</a> de la part des dix entrepreneurs membres du cartel des égouts actif à Montréal entre 2000 et 2008.

  • Lino Zambito

    Lino Zambito a mis à nu le stratagème de corruption et de collusion. Pendant sept jours, <a href="http://quebec.huffingtonpost.ca/2012/10/01/commission-charbonneau-lino-zambito-suite-temoignage_n_1928373.html">il explique que la mafia recevait 2,5 % des contrats</a>, le parti du maire Tremblay, 3 %. Il implique notamment le maire de Laval, Gilles Vaillancourt, et des organisateurs libéraux comme Pierre Bibeau. (Crédit photo: PC)

  • Joe Pistone

    La commission d'enquête sur l'industrie de la construction a entendu l'<a href="http://quebec.huffingtonpost.ca/2012/09/24/commission-charbonneau-joe-pistone-donnie-brasco_n_1908716.html">ex-agent vedette du FBI Joseph Pistone</a>. L'homme de 73 ans a témoigné derrière un paravent, au sujet des des liens que les clans mafieux montréalais ont entretenus avec la famille Bonanno de New York. (Crédit photo: PC)

  • Jacques Duchesneau

    <a href="http://quebec.huffingtonpost.ca/2012/06/18/commission-charbonneau-duchesneau-lundi_n_1605415.html">La commission a entrepris ses audiences</a> avec un témoin incontournable pour mettre la table, Jacques Duchesneau. (Crédit photo: PC)