NOUVELLES
24/10/2012 02:56 EDT | Actualisé 23/12/2012 05:12 EST

Quarante roquettes tirées de Gaza explosent en Israël, trois blessés (police)

Plus de 40 roquettes ont été tirées mercredi matin par des Palestiniens de la bande de Gaza vers le sud d'Israël faisant trois blessés, deux deux graves, a indiqué à l'AFP le porte-parole de la police Micky Rosenfeld.

Selon la radio publique, les blessés sont des travailleurs immigrés thaïlandais qui travaillaient dans une ferme. Ils ont été évacués vers un hôpital du sud d'Israël. La radio a également fait état d'une maison touchée de plein fouet par une roquette.

Auparavant un Palestinien a péri dans un nouveau raid mené mercredi matin par l'aviation israélienne dans la bande de Gaza, portant à trois le nombre de Palestiniens tués depuis mardi soir, selon des sources médicales palestiniennes.

Le dernier raid en date s'est produit à Rafah dans le sud de la bande de Gaza et visait des Palestiniens du groupe armé des Comités de Résistance Populaire qui tiraient des roquettes vers Israël, a-t-on ajouté en précisant qu'un des activistes avait également été blessé dans l'attaque.

Les Brigades Ezzedine al-Qassam, la branche armée du Hamas au pouvoir à Gaza, ainsi que les Comités de Résistance populaire ont revendiqué dans un communiqué commun publié à Gaza les tirs de roquettes "pour venger" la mort des trois activistes tués.

La radio militaire israélienne a pour sa part indiqué que sept roquettes tirées vers la ville d'Ashkelon ont été détruites en vol par des batteries anti-roquettes de type "Dôme de fer" déployées près de la bande de Gaza.

Le vice-ministre des Affaires étrangères Danny Ayalon a pour sa part affirmé à la radio publique qu'Israël "doit renforcer sa dissuasion contre le Hamas, y compris en s'attaquant aux chefs de cette organisation terroriste ou en menaçant de déstabiliser le pouvoir du Hamas dans la bande de Gaza".

Le vice-ministre a également vivement critiqué la visite historique qu'a effectuée mardi l'émir du Qatar cheikh Hamad ben Khalifa al-Thani à Gaza. "Cette visite est très grave car elle a approfondi la fracture dans le monde arabe et constitue une ingérence grossière dans les affaires intérieures palestiniennes", a ajouté M. Ayalon.

Selon lui, cette visite, la première effectuée par chef d'Etat dans la bande de Gaza depuis la prise de pouvoir du Hamas dans cette région en 2007 renforce ce mouvement "qui mène une politique terroriste contre Israël".

jlr/sw

PLUS:afp