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24/10/2012 02:24 EDT | Actualisé 24/12/2012 05:12 EST

Maroc/grève: le ministre de la Justice affiche sa fermeté face aux greffiers

Le ministre marocain de la Justice, Mustapha Ramid, a affiché mercredi sa fermeté face aux greffiers grévistes, soulignant que les jours de grève ne feraient l'objet d'aucune compensation salariale, afin de ne pas entraver le bon fonctionnement des tribunaux, a-t-il dit.

"Le droit de grève est garanti par la loi mais le droit au désordre ne l'est absolument pas", a martelé lors d'une conférence de presse Mustapha Ramid, un des dirigeants du Parti justice et développement (PJD, islamiste).

M. Ramid, avocat de profession, doit gérer depuis plusieurs semaines une série de grèves observées dans les tribunaux par 2.770 greffiers affiliés à la branche Justice de la Fédération démocratique du travail (FDT, opposition de gauche), l'un des trois syndicats actifs au sein de ce ministère.

Le mouvement de grève est "injustifié" et la décision du gouvernement de ne pas payer les jours non travaillés "est irréversible", a-t-il clamé.

"Personnellement, je ne reviendrai pas sur cette mesure", a prévenu Mustapha Ramid, ajoutant qu'il démissionnerait si jamais il devait en être autrement en l'absence d'accord avec la FDT.

La FDT dénonce, de son côté, les "mauvais rapports" de coopération avec le ministère.

"Ce syndicat fait de la surenchère sur de supposées mauvaises relations, en réalité il fuit ses responsabilités", a pour sa part asséné M. Ramid. Il s'est dit en faveur de la création d'une "commission de sages" chargée de régler le contentieux.

La semaine dernière, des manifestations de greffiers organisées dans plusieurs villes du Maroc ont été dispersées par la force.

Le Maroc compte 14.000 greffiers, dont les conditions salariales et le statut administratif ont été nettement améliorés en 2011 à la suite de plusieurs mouvements de grève.

mc/gk/feb

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