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24/10/2012 12:40 EDT | Actualisé 24/12/2012 05:12 EST

Liban: Hillary Clinton avertit qu'un "vide politique" profiterait à la Syrie

La secrétaire d'Etat américaine Hillary Clinton a mis en garde mercredi contre tout "vide politique" au Liban dont la Syrie pourrait profiter, en pleine crise politique au pays du Cèdre depuis l'attentat du 19 octobre qui a tué un chef de la police, bête noire de Damas.

"Nous ne voulons pas voir de vide de l'autorité politique légitime, dont les Syriens ou d'autres pourraient tirer avantage et qui pourrait provoquer encore plus d'instabilité et de violence", a déclaré la chef de la diplomatie américaine lors d'un point de presse.

"Nous appelons tous les partis au Liban à soutenir le processus conduit par le président (libanais Michel) Sleimane pour choisir un gouvernement efficace et responsable qui puisse répondre à la menace à laquelle (le Liban) est confronté et demande des comptes aux responsables de l'attentat de la semaine dernière", a plaidé Mme Clinton.

Mardi, le département d'Etat avait déjà appelé à la formation d'un nouveau gouvernement au Liban, dégagé de l'influence de la Syrie.

L'attentat à la voiture piégée qui a tué le 19 octobre le général sunnite Wissam al-Hassan, chef des renseignements de la police libanaise, a été attribué par l'opposition libanaise au régime syrien. Il fait craindre un embrasement au Liban, déjà divisé entre partisans et adversaires du président syrien Bachar al-Assad dont le pays a exercé une tutelle sur son petit voisin pendant près de 30 ans.

"Les Libanais méritent de vivre en paix et méritent d'avoir un gouvernement qui soit le reflet de leurs aspirations et qui n'agisse pas comme un intermédiaire et un agent (au service) de forces extérieures", a ajouté Mme Clinton, en allusion à la Syrie.

Le président libanais et les Occidentaux veulent trouver une solution de remplacement avant de pousser au départ le gouvernement actuel car ils estiment que le vide politique serait catastrophique pour un pays fragilisé par le conflit en Syrie.

L'opposition anti-syrienne demande à cor et à cri le départ immédiat du gouvernement dirigé depuis juin 2011 par Najib Mikati, au sein duquel le mouvement armé du Hezbollah, proche de la Syrie et de l'Iran, occupe avec ses alliés une place prépondérante.

Convaincue que le régime syrien de Bachar al-Assad est l'instigateur de l'assassinat du général Wissam al-Hassan, elle accuse le cabinet Mikati de "couvrir" ce meurtre.

nr/sam

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