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Le français et l'anglais reculent à Montréal selon le recensement 2011 (VIDÉO)

24/10/2012 12:49 EDT | Actualisé 24/12/2012 05:12 EST

La région métropolitaine de Montréal devient de plus en plus multilingue au même moment où les francophones désertent l'île vers les banlieues.

Les résultats du dernier recensement témoignent du recul de l'anglais et du français dans les grands centres urbains comme Montréal. Le multilinguisme est en pleine expansion à Montréal en raison de l'immigration qui est à l'origine de la croissance démographique du pays.

Bien que le français et l'anglais constituent toujours la langue maternelle de la majorité des citoyens de la grande région de Montréal - respectivement 64,5 % et 12,5 % - une proportion de 23 % de la population de la région a une langue maternelle étrangère. Il s'agit d'une augmentation par rapport à la proportion de 21,8 % du recensement de 2006.

L'arabe (3,6 %), l'espagnol (3 %), l'italien (3 %), l'une ou l'autre des langues chinoises (1,6 %) et le créole (1,4 %) constituent les principales langues maternelles - autres que les deux langues officielles - des citoyens de la région de Montréal.

Le français demeure la langue la plus parlée à la maison dans la région de Montréal avec 886 075 locuteurs. L'anglais est la langue choisie par 298 955 personnes pour les communications familiales alors que 319 960 personnes parlent une autre langue dans le confort de leur foyer.

Plus de la moitié des citoyens de la région métropolitaine ont une connaissance des deux langues officielles (908 090 bilingues sur les 1 627 950 habitants de la région pour une proportion de 56 %).

En contrepartie, 167 775 anglophones ignorent le Français, 506 670 francophones ne parlent pas la langue de Shakespeare et 45 420 allophones ne connaissent aucune des deux langues officielles canadiennes.

Le ministre québécois des Relations internationales, de la Francophonie et du Commerce extérieur, Jean-François Lisée, déplore la désertion des francophones vers la banlieue. Il estime que c'est un phénomène économique qui pousse cette partie de la population à quitter Montréal.

« On le voit, il y a des familles qui à l'arrivée du premier ou du deuxième enfant, pour des raisons financières, vont en banlieue, explique M. Lisée. Si on réussissait à les retenir, de différentes façons, ça modifierait la tendance. »

La proportion de Montréalais d'expression française a chuté sous la barre des 50 % en 2006. Une proportion qui a également chuté sous les 80 % sur l'ensemble du territoire québécois cette même année.

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