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24/10/2012 02:07 EDT | Actualisé 23/12/2012 05:12 EST

Le Canada a besoin d'investissements étrangers, selon Brian Mulroney

Le Canada - et tout particulièrement l'Ouest du pays - ne peut fonctionner sans investissements étrangers, a affirmé l'ancien premier ministre Brian Mulroney mardi.

Ce commentaire de l'ancien chef progressiste-conservateur survient au moment où des observateurs tentent toujours de digérer le rejet-surprise, par Ottawa, d'une tentative de prise de contrôle de la firme albertaine Progress Energy Resources par une société de la Malaisie.

Avant de prononcer une allocution à Calgary, M. Mulroney a déclaré à des journalistes que l'industrie pétrolière et gazière nécessite d'importants investissements étrangers afin de développer les sables bitumineux et autres projets majeurs.

Pour cette raison, a-t-il ajouté, M. Mulroney voit d'un bon oeil les investissements étrangers d'autant plus qu'ils permettent aussi aux Canadiens d'investir dans d'autres pays, ce qu'ils font à grande échelle et à l'aide d'importantes sommes d'argent, a-t-il également observé.

Pendant son règne de premier ministre, M. Mulroney a éliminé l'Agence d'examen de l'investissement étranger, en 1985, et créé la Loi sur Investissement Canada.

C'est en vertu de cette législation que la société d'État malaisienne Petronas a été rabrouée et que la tentative d'achat de Nexen par la société d'État chinoise National Offshore Oil Corporation, pour une somme de 15 milliards de dollars, fait actuellement l'objet d'une étude.

Lundi, le premier ministre Stephen Harper a promis, à court terme, de nouvelles lignes directrices sur les prises de contrôle étrangères.

Par ailleurs, M. Mulroney ne s'est pas aventuré à prédire le vainqueur de l'élection présidentielle américaine du 6 novembre, mais il croit aux chances du projet d'oléoduc Keystone XL de la société albertaine TransCanada.


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