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24/10/2012 10:59 EDT | Actualisé 24/12/2012 05:12 EST

Israël sanctionnera une initiative "unilatérale" d'Abbas à l'ONU (Lieberman)

Le ministre israélien des Affaires étrangères Avigdor Lieberman a averti mercredi les Palestiniens qu'ils s'exposeront à des "mesures sévères" d'Israël s'ils demandent à l'Assemblée générale de l'ONU de reconnaître la Palestine comme un Etat non membre.

"Si les Palestiniens se rendent à l'Assemblée générale de l'ONU avec une nouvelle initiative unilatérale, ils doivent savoir qu'ils s'exposent à des mesures sévères d'Israël et aussi des Etats-Unis", a déclaré M. Lieberman à la radio publique israélienne après avoir reçu la chef de la diplomatie européenne Catherine Ashton.

Mme Ashton est arrivée mercredi à Jérusalem pour une visite de 24 heures en Israël et dans les territoires palestiniens dans le cadre d'une tournée au Proche-Orient.

"J'ai dit à Catherine Ashton que dans le volet palestinien, il n'y a ni processus ni paix, et que les slogans n'ont plus lieu d'être. Nous sommes dans l'impasse", a expliqué M. Lieberman.

"Le problème, c'est Abou Mazen (le président Mahmoud Abbas). Il n'est pas du tout intéressé par un accord avec Israël. Il cherche au contraire l'escalade", a-t-il ajouté.

A Ramallah (Cisjordanie), siège de l'Autorité palestinienne, M. Abbas a répété que "la démarche aux Nations unies n'est pas une alternative aux négociations", lors d'une conférence de presse avec le président bulgare Rossen Plevneliev.

"Nous sommes prêts à reprendre les négociations immédiatement après notre retour de l'ONU", a-t-il assuré.

Par ailleurs, M. Abbas a écrit sur sa page Facebook à l'intention des Palestiniens: "Je sais que notre situation économique est difficile et compliquée, et je suis sûr que vous êtes conscients que c'est le résultat des pressions auxquelles nous sommes soumis, et que c'est le prix que nous payons pour notre fidélité à nos constantes et notre détermination à aller à l'ONU".

Mahmoud Abbas a officialisé le 27 septembre à la tribune des Nations unies son projet pour que la Palestine obtienne à l'ONU le statut d'Etat non membre d'ici la fin de l'année à l'Assemblée générale, où la majorité simple requise lui semble acquise.

Les dirigeants palestiniens exigent pour reprendre les pourparlers de paix, interrompus depuis deux ans, qu'Israël cesse la colonisation des territoires occupés depuis 1967 et accepte les frontières d'avant la guerre de 1967 comme base de discussions.

ChW-sst/agr/feb

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