"Cherche partenaire pour relation platonique... Chaud lapin s'abstenir." Voici, peut-être, le type d'annonce que vous pourriez bientôt trouver sur internet. À en croire un sondage réalisé en septembre dernier par l'agence de communication Marie Antoinette pour le site de rencontre Parship.fr, près d'une personne interrogée sur quatre pourrait se passer ou s'est déjà passé de rapport sexuel avec son partenaire. Entre "sexe actif", "périodes d'accalmies" et phases de "no sex", les réponses des 1400 célibataires interrogés sont éloquentes.

Le "no sex" dans votre couple, ça vous tente? C'est précisément la question qui a été posée par e-mail aux membres de Parship.fr. Les sondés faisaient tous partie des 1400 membres du site âgés de plus de 18 ans. Parmi eux, 54% de femmes et 46% d'hommes. Si, pour la moitié d'entre-eux, le sexe est essentiel à la vie de couple et ils n'envisagent pas de s'en priver, un quart est d'avis qu'une période d'abstinence permet de relancer le désir. Mais le chiffre le plus surprenant est celui des non-pratiquants du sexe, ou plutôt des pratiquants du "no sex". 23% des sondés déclaraient avoir déjà vécu cette situation sans que cela ne leur ait posé de problème.

Le désir sexuel peut fausser une relation

La majorité de ces abstinents envisagerait même sa non-pratique comme un moyen de s'intéresser différemment à son partenaire, un peu comme si le désir sexuel pouvait fausser une relation. Contacté par Le Huff Post, le docteur Sylvain Mimoun, andrologue, gynécologue et psychosomaticien explique que "le désir sexuel peut créer des interférences dans un couple quand il y a un déséquilibre et que l'un des deux se sent rejeté et se referme." Mais il ajoute que si le désir est équilibré, ça n'est pas un problème pour construire une relation basée sur l'échange et la confiance.

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Cette enquête, réalisée par une agence de communication et non par une société d'étude, ne donne aucun détail ni sur les critères de sélection des sondés, ni sur la méthode utilisée. Les résultats, ne permettent donc pas de tirer des conclusions représentatives sur l'ensemble des Français. Pour autant, c'est l'occasion de se demander si le sexe est vraiment indispensable pour le bonheur conjugal.

Que se passe-t-il lorsque le désir sexuel abandonne le couple?Céline de Donno, psychologue-coach pour le site Parship.fr constate que lorsque la sexualité est détrônée par le "no sex", c'est "au profit d'une meilleure communication ou d'un échange d'intimité différente qui ouvrirait vers une complicité et un lien particulier excentrés du désir sexuel." Alors faut-il vraiment s'inquiéter quand on ne fait plus l'amour?

Sylvain Mimoun confirme que le poids sociétal y est pour beaucoup et que pour la plupart des gens, un couple "normal" doit faire l'amour. "Ce n'est pas grave de ne pas faire l'amour, l'important est d'être sur la même longueur d'onde. Or, même si les couple "no sex" restent une minorité, il existe des associations, comme Asexuality, qui défendent les personnes ne ressentant pas d'attirance sexuelles pour les autres. Peut-être que Victor Hugo visait juste quand il disait que "l'amour chaste agrandit les âmes".

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  • Les bénéfices du sexe sur la santé

    Hormis le fait d'être le <em>fun</em> et d'apporter du plaisir, le sexe offre aussi de nombreux bénéfices sur la santé. Découvrez les avantages d'avoir des rapports sexuels de façon régulière...

  • Le sexe... éloigne la maladie

    Selon <a href="http://www.wilkes.edu/pages/1.asp" target="_hplink">l'université de Wilkes</a>, faire l'amour deux fois par semaine libère un anticorps appelé immunoglobuline A or IgA, qui aide à protéger contre le corps contre les infections et les maladies. D'autres recherches suggèrent également que de fréquentes éjaculations (au moins cinq fois par semaine) chez l'homme réduisent le risque de développer, plus tard, un cancer de la prostate. Lisez le <a href="http://www.bjui.org/default.aspx" target="_hplink">British Journal of Urology International</a> à ce sujet (en anglais).

  • Le sexe... fait brûler des calories

    Cela ne prend pas un expert pour deviner que de faire l'amour de façon énergique revient à faire de l'exercice. Ainsi, une session de trente minutes d'actions sous (ou sur) les draps brûle environ 85 calories. Si vous faites le calcul, après des sessions comptabilisant un total de 42 heures, vous pourriez brûler 3,570 calories, ce qui équivaut à une livre. En ayant un rapport sexuel trois fois par semaine pendant un an, vous pourriez brûler l'equivalent de <strong>cinq livres</strong> par année. Oubliée, la diète!

  • Le sexe... soulage la douleur

    Pendant le rapport sexuel, une hormone appelée oxytocine est libérée lors de l'orgasme; elle accroît le niveau d'endorphines qui agissent comme un antidouleur naturel. Et le corps peut se relâcher. De nombreuses personnes constatent ainsi que leurs maux et douleurs (maux de tête, crampes, etc.) disparaissent ou s'améliorent après un rapport sexuel.

  • Le sexe... aide à combattre la dépression

    Les femmes qui ont des orgasmes régulièrement sont généralement plus relaxes, moins déprimées, et physiquement et émotionnellement plus satisfaites. Le sexe aide aussi à mieux s'endormir et relâche la tension nerveuse en produisant, dans le cerveau, de la sérotonine - qui contrôle l'humeur et que l'on trouve également dans les antidépresseurs.

  • Le sexe... vous garde jeune

    Faire l'amour régulièrement libère donc une pléthore d'hormones dans le corps, appelées «Les hormones du bonheur». Et elles contiennent de la testostérone. Avec l'âge, le niveau de testostérone diminue. Ainsi, de nombreux rapports sexuels assurent un bon niveau de testostérone dans le corps. Cette hormone joue un rôle important: elle garde les os et les muscles en santé, sans oublier l'aspect jeune de la peau. Chez les femmes, les rapports sexuels réguliers favorisent la bonne santé du plancher pelvien et réduit ainsi les risques d'incontinence lié à l'âge.