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23/10/2012 12:34 EDT | Actualisé 23/12/2012 05:12 EST

Sécurité informatique: le Canada en fait trop peu, selon un rapport officiel

Les services mis en place par le gouvernement fédéral canadien pour protéger les infrastructures informatiques du pays contre des attaques éventuelles ne sont pas assez performants, selon un rapport officiel publié mardi.

Le vérificateur général du Canada Michael Ferguson, qui contrôle le fonctionnement des services publics, relève notamment qu'il a fallu "plus d'une semaine", lors d'une attaque informatique en 2011, pour que l'organisme compétent en soit informé.

Plus généralement, il évoque des "'faiblesses" dans le dispositif en question, qui avait "peu progressé" entre 2001 et 2009, mais s'est amélioré depuis 2010.

Cependant, écrit-il, sept ans après la création du Centre canadien de réponse aux incidents cybernétiques (CCRIC), de nombreux partenaires de ce dernier --du côté des autorités et dans le secteur privé-- "ne comprennent pas bien" son mandat et son rôle.

En outre, au moment de l'audit, il ne fonctionnait que cinq jours par semaine aux heures d'ouverture des bureaux et non 24 heures sur 24, comme cela était prévu au départ. Suite aux observations formulées par le vérificateur général, son fonctionnement a été porté à 15 heures par jour au lieu de huit.

Enfin, M. Ferguson évoque largement l'intrusion dans les systèmes informatiques fédéraux perpétrée en janvier 2011. L'attaque "visait à obtenir l'accès aux systèmes d'information, à en prendre le contrôle et à extraire l'information de nature délicate qu'ils contenaient", pointe-t-il.

Les mesures de protection prises pour y remédier ont coûté plusieurs millions de dollars et l'accès complet des employés à internet n'a été rétabli qu'en septembre 2011, précise encore le rapport.

Les médias canadiens avaient rapporté à l'époque, citant des experts, que les attaques étaient venues de Chine et qu'elles avaient visé essentiellement le ministère des Finances et un service civil de recherche du ministère de la Défense. Pékin a démenti toute implication et Ottawa a souligné que rien ne permettait de l'affirmer.

via/sab/mdm

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