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23/10/2012 05:06 EDT | Actualisé 22/12/2012 05:12 EST

Respect des droits de l'Homme en Tunisie: Amnesty exprime des "doutes"

L'ONG Amnesty international a exprimé mardi des "doutes" sur l'engagement du gouvernement tunisien dirigé par les islamistes en matière de respect des droits de l'Homme soulignant que le pays se trouvait à un "tournant".

"Les progrès réalisés en Tunisie en matière de droits humains après le renversement du président (Zine El Abidine) Ben Ali sont battus en brèche par l'équipe gouvernementale actuellement au pouvoir, qui suscite des doutes sur son engagement en faveur de réformes", relève Amnesty, dans un rapport publié à l'occasion du premier anniversaire des élections en Tunisie.

L'organisation relève dans ce document appelé "la Tunisie, un pas en avant deux pas en arrière", que "les restrictions à la liberté d'expression se sont durcies" sous prétexte "de maintien de l'ordre public et moral".

Elle note aussi que le pouvoir, dirigé par les islamistes du parti Ennahda n'a pas "semblé désireux ou capable de protéger la population contre les attaques de groupes soupçonnés d'être affiliés à des groupes salafistes".

Enfin, elle regrette le "recours à une force injustifiée et excessive" pour disperser des manifestations ces derniers mois en Tunisie.

La Tunisie fête mardi, dans un climat de tension, le premier anniversaire de l'élection de l'Assemblée nationale constituante (ANC).

Ce premier scrutin libre de l'histoire de la Tunisie a porté au pouvoir les islamistes d'Ennahda qui se sont alliés à deux partis laïcs de centre-gauche, le Congrès pour la République (CPR) et Ettakatol.

Les travaux de l'ANC ont pris cependant un grand retard, ne permettant pas d'achever la rédaction de la Constitution, comme promis, avant le 23 octobre 2012.

Une partie de l'opposition considère dès lors que le gouvernement perd sa légitimité mardi, une position rejetée par la coalition.

alf/sw

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