TORONTO - De nombreux Canadiens propriétaires de maison ont réduit leurs dépenses afin de pouvoir payer leurs mensualités hypothécaires au cours de la dernière année, et les trois quarts seraient soumis à une forte pression en cas de faible hausse de leurs paiements hypothécaires, selon un nouveau sondage.

Dans son premier rapport sur la confiance à l'égard de l'immobilier, publié mardi, BMO affirme que le tiers des propriétaires ont réduit leurs gros achats et dépensent moins en divertissement, le quart des répondants ont réduit le montant de leur épargne au cours de la dernière année, et 17 pour cent ont puisé dans leurs économies pour faire leurs paiements hypothécaires.

De plus, 72 pour cent des ménages ont dit qu'ils seraient soumis à une sérieuse pression s'ils devaient subir une faible hausse de leurs mensualités hypothécaires, notamment si les taux d'intérêt devaient augmenter.

Par ailleurs, 16 pour cent des propriétaires ont indiqué qu'une hausse de 10 pour cent de leurs versements hypothécaires les exposerait au risque de ne pas pouvoir payer leur maison.

Pourtant, les propriétaires semblent avoir relativement confiance dans le marché, 46 pour cent des répondants ayant dit avoir l'intention d'acheter une propriété au cours des cinq prochaines années.

Néanmoins, les intentions d'achat baisseraient à 36 pour cent si les prix augmentaient de cinq pour cent.

Le sondage, mené par Pollara, traduit le sentiment des propriétaires canadiens après l'entrée en vigueur, en juillet, des nouvelles règles hypothécaires adoptées par le gouvernement fédéral.

Les résultats de ce sondage sont tirés de questionnaires soumis en ligne auprès de 1011 propriétaires entre les 13 et 21 septembre. Un tel échantillon comporte une marge d'erreur de plus ou moins 3,1 pour cent, 19 fois sur 20.

Loading Slideshow...
  • 1. LA DETTE DES MÉNAGES

    La dette des ménages canadiens a atteint au nouveau sommet au troisième trimestre, incitant le gouverneur de la Banque du Canada, Mark Carney, à sonner l'alarme contre le plus grand risque interne à l'économie. Les Canadiens doivent près de 1,51 $ pour chaque dollar qu'ils gagnent, soit davantage que les Américains.

  • 2. LA PIÈGE DE LA CONSOMMATION

    Malgré leur endettement, les Canadiens continuent de consommer... avec de l'argent emprunté. Et ce, notamment parce que les taux d'intérêt sont bas, l'emploi demeure stable et que les Canadiens ne sentent pas la soupe chaude. Une arme à double tranchant, puisque la consommation soutient néanmoins l'économie. (FREDERIC J. BROWN/AFP/Getty Images)

  • 3. LES PROBLÈMES DE LA ZONE EURO

    Quand la Banque TD a revu ses prévisions de croissance à la baisse, elle a mis en cause les difficultés de la zone monétaire européenne comme l'un des principales raisons. Presque toute l'Europe devrait entrer en récession pour le première moitié de l'année. Le Canada devrait subir les contrecoups avec la baisse de la demande pour ses matières premières et ses produits d'exportation. Le marché de l'emploi devrait aussi en souffrir. (ERIC FEFERBERG/AFP/Getty Images)

  • 4. L'ESSOUFFLEMENT DE LA CHINE

    Les signes de ralentissement en Chine se multiplient, en raison des dettes des gouvernements locaux, de l'essoufflement de la production industrielle, de même que le marché immobilier. Ce ne sera pas la catastrophe, mais quand la Chine, devenue deuxième puissance industrielle, a le rhume, c'est tout l'Occident qui éternue. (Aaron tam/AFP/Getty Images)

  • 5. L'ACCROISSEMENT DES INÉGALITÉS

    Le fossé entre riches et pauvres se creuse au pays, et les analystes préviennent que la stagnation des revenus des ménages fera mal à l'économie. Même si l'écart n'est pas aussi grand qu'aux États-Unis, le pouvoir d'achat des Canadiens s'en trouve diminué. (ADRIAN DENNIS/AFP/Getty Images)