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23/10/2012 01:06 EDT | Actualisé 23/12/2012 05:12 EST

Morsi ne veut pas modifier unilatéralement le traité avec Israël (Carter)

Le président islamiste égyptien Mohamed Morsi a des "suggestions" pour modifier le traité de paix de l'Egypte avec Israël mais il ne souhaite pas le faire unilatéralement, a déclaré mardi au Caire l'ancien président américain Jimmy Carter, qui parraina ces accords en 1979.

"Le président Morsi m'a assuré que ce traité serait honoré par l'Egypte", a déclaré M. Carter, qui a déjà effectué plusieurs visites en Egypte à l'occasion d'élections ces derniers mois, et doit rencontrer une nouvelle fois M. Morsi au cours des prochains jours.

"Il a des suggestions pour des changements, il me l'a dit, mais il comprend aussi que toute modification du texte doit être approuvée par les deux parties. Si c'est fait unilatéralement par l'Egypte ou Israël, le traité serait détruit", a-t-il ajouté.

Les Frères musulmans, dont est issu M. Morsi, ont à plusieurs reprises souhaité modifier ce traité, sans toutefois renier le principe de la paix avec Israël.

M. Morsi pour sa part a en plusieurs occasions promis de "respecter tous les engagements internationaux" de son pays, une formule qui comprend l'accord de paix avec Israël.

En septembre dernier, son porte-parole, Yasser Ali, a estimé qu'il n'y avait "aucun besoin pour le moment d'amender l'accord de Camp David", après que l'Etat hébreu eut fait savoir qu'il n'entendait pas procéder à une révision.

La question d'une révision a ressurgi de manière officieuse pour les clauses concernant la démilitarisation de la péninsule égyptienne du Sinaï, qui limitent la capacité d'action des autorités égyptiennes, par ailleurs pressées par Israël d'agir contre les mouvements radicaux qui s'y trouvent.

Une vaste opération engagée en août par l'armée égyptienne dans le Sinaï, toujours en cours, se fait en accord avec l'Etat hébreu, mais soulève également des questions sur un remilitarisation durable de cette région frontalière.

M. Carter se trouve au Caire avec l'ancienne président irlandaise Mary Robinson et l'ex-Premier ministre de Norvège Gro Harlem Bruntland dans le cadre du groupe des "Sages", formé de personnalités internationales.

cr/cco

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