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23/10/2012 12:28 EDT | Actualisé 23/12/2012 05:12 EST

L'usine XL Foods à l'origine de l'important rappel de boeuf peut reprendre ses activités

À compter de mardi, l'usine XL Foods à Brooks en Alberta peut reprendre progressivement l'abattage et la transformation de boeuf, dit l'Agence canadienne d'inspection des aliments (ACIA).

L'entreprise avait vu le permis d'exploitation de son usine suspendu le 27 septembre dernier, en raison de la détection de la bactérie E. coli par des inspecteurs fédéraux. Une longue liste de rappel s'en était suivi, touchant quelque 1800 produits, et 15 cas de contamination par la bactérie ont été rapportés.

XL Foods peut maintenant reprendre ses activités dans son installation, mais sous ce que l'ACIA appelle des « activités accrues de surveillance ».

Ces dernières incluent deux inspecteurs supplémentaires, en plus de l'effectif actuel à temps plein de 46 inspecteurs, qui mettront l'accent sur l'inspection à des étapes clés de la production.

Elles comprennent aussi le dépistage accru de la présence de la bactérie E. coli, au-delà du protocole d'analyse déjà en place dans l'entreprise.

En outre, les produits de l'usine seront retenus par l'ACIA jusqu'à ce que tous les résultats d'analyse pour dépister des traces d'E. coli aient été évalués.

L'ACIA précise qu'elle mettra immédiatement fin aux activités de l'usine si des préoccupations sont identifiées.

D'autre part, l'agence convoquera un comité consultatif formé de spécialistes du gouvernement, du secteur privé et d'universitaires pour son enquête sur la présence de la bactérie à l'usine.

Le ministre de l'Agriculture Gerry Ritz, responsable de l'ACIA, a soutenu peu après l'annonce de l'organisme de règlementation que les consommateurs sont la première priorité du gouvernement, et que celui-ci continuera de donner les ressources nécessaires à l'ACIA pour continuer son mandat.

Des critiques à l'endroit du gouvernement conservateur faisaient un lien entre des compressions budgétaires et le temps qu'il a fallu à l'ACIA pour détecter la bactérie et ordonner le rappel des produits.

Le ministre conservateur a dû faire face aux critiques des partis d'opposition, qui ont demandé sa démission.

L'ACIA et le ministre ont réfuté les allégations.

La gestion de l'usine albertaine sera dorénavant assurée par une filiale canadienne de l'entreprise brésilienne JBS.

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