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23/10/2012 09:14 EDT | Actualisé 23/12/2012 05:12 EST

Liban: la voiture piégée utilisée dans l'attentat a été volée (police)

La voiture piégée qui a coûté la vie à un chef de la Sécurité libanaise le 19 octobre a été volée il y a plus d'un an, a affirmé le patron de la police dans des déclarations rapportées par la presse mardi.

"Il s'agit d'une Toyota de type RAV4 volée il y a plus d'un an", a indiqué le général Achraf Rifi lors d'une rencontre lundi avec des représentants du syndicat de la presse locale.

La voiture piégée a explosé au passage de la voiture du général Wissam al-Hassan dans une ruelle étroite du quartier d'Achrafieh à Beyrouth, où le véhicule ne pouvait pas passer en toute vitesse.

Selon le général Rifi, le général al-Hassan et son garde du corps, tué avec lui, se déplaçaient à bord d'une voiture banalisée non blindée de type "Honda Accord" en guise de camouflage.

Il a été tué alors qu'il "rentrait de l'un des bureaux secrets qui servaient de lieu de rencontre avec des collaborateurs et des informateurs" et seule une poignée de gens avaient accès à ces lieux visités chaque deux ou trois semaines, selon lui.

Le général Hassan, bête noire du régime syrien, avait démasqué en août un plan visant à semer le chaos au Liban à travers des attentats sous l'instigation des renseignements syriens.

"Nous pensons que ce facteur a accéléré la décision d'assassiner (le général). Nous avons reçu des menaces avertissant que cette question nous coûterait cher et avons répondu que la sécurité et la stabilité du pays constituaient une ligne rouge", a encore dit M. Rifi.

Le meurtre du général, l'un des responsables de la Sécurité les plus importants, a provoqué une nouvelle crise dans le pays, l'opposition hostile à la Syrie exigeant la démission du gouvernement dominé par le Hezbollah, un allié de M. Assad, et ses alliés.

Un député de l'opposition, Ammar Houry, a affirmé à l'AFP qu'il avait rendez-vous avec le général assassiné le jour de l'attentat pour discuter de menaces de mort que lui et ses collègues avaient reçues la veille.

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