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23/10/2012 06:54 EDT | Actualisé 23/12/2012 05:12 EST

Affaire Armstrong - La presse se félicite de "la chute d'un parrain"

La presse salue "la chute d'un parrain" mardi au lendemain de la décision de la Fédération internationale de cyclisme (UCI) de rayer le palmarès de Lance Armstrong, tout en critiquant l'instance internationale qui a laissé l'Américain développer son système de dopage.

Le quotidien français Libération s'insurge contre "Lance, le soleil noir du vélo, (qui) a brûlé les archives. Lance, c'est Gengis Khan et le cyclisme maintenant, c'est Verdun et Dien Bien Phu", regrette le quotidien.

L'UCI est dans le viseur de tous, notamment de L'Equipe dont la Une est barré du titre cinglant "Par UCI la sortie!"

"L'UCI ne retrouvera pas sa virginité en se contentant de blanchir le palmarès du Tour de France. Elle doit remettre en cause ses structures son fonctionnement, son organisation et ceux qui la composent", insiste le quotidien sportif.

En Italie, la Gazzetta dello sport parle d'un "retournement historique", mais regrette "une occasion manquée". Si le président de l'UCI "Pat McQuaid a eu la force, que cela lui soit reconnu, d'aller au-delà du règlement (la prescription) pour effacer Armstrong du Livre d'Or du Tour", il "n'a pas eu le courage de demander +pardon+ et d'assumer au nom de tous la responsabilité de cette néfaste +incapacité+" des instances dirigeantes du cyclisme".

"Tout ce qui le faisait briller n'était pas or mais tout n'est pas non plus uniquement pourri autour du Texan", souligne toutefois l'éditorialiste Pier Bergonzi, estimant que "sa parabole de survivant du cancer et son message d'espoir continuent à avoir de la valeur".

En Allemagne, Armstrong fait la Une de Bild: "Dans le cyclisme, il devrait y avoir encore plus de noms effacés que juste celui de Lance Armstrong. Et aussi ceux des fonctionnaires hypocrites qui soi-disant ne savaient rien", regrette le journal le plus lu d'Allemagne.

C'est "un grand pas pour le sport", juge le quotidien de Munich Süddeutsche Zeitung. "Mais celui qui croit comme McQuaid, que seul ce scoop va changer une corporation, alors qu'il est prouvé qu'on y manipule depuis des décennies, est un naïf", prévient-il.

En Espagne, les quotidiens sportifs AS et Marca ont respectivement titré sur Armstrong "officiellement menteur" et "le grand mensonge".

De son côté, El Pais insiste sur la déchéance du Texan. "L'UCI condamne Armstrong à l'oubli" écrit le quotidien généraliste qui estime que le Texan a déjà perdu plus de 100 millions d'euros avec le retrait de se principaux sponsors.

En Grande-Bretagne, patrie du dernier vainqueur du Tour de France Bradley Wiggins, The Times concentre son tir sur les dirigeants de l'UCI.

"Qu'on les juge complices ou simplement naïfs, il fait peu de doute que Verbruggen et McQuaid sont maintenant considérés comme incompétents". Le journal verrait bien Dick Pound, ancien chef de l'AMA, ou l'ancien coureur américain Greg Lemond, prendre la tête de l'UCI.

The Guardian estime également que McQuaid "n'a pas instillé l'espoir d'un nécessaire changement".

Tout aussi critique, The Independent s'étonne du fait que l'UCI "ne voit pas de contradiction entre le fait que des coureurs aient pu lui donner de l'argent et la lutte contre le dopage".

The Irish Times n'est pas indulgent non plus avec son compatriote McQuaid, qui mène selon lui "un combat d'arrière-garde".

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