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22/10/2012 06:30 EDT | Actualisé 22/12/2012 05:12 EST

Le parti du maire Tremblay réclame le statut de participant à la commission Charbonneau

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Éclaboussé par des propos entendus devant la Commission d'enquête sur l'octroi et la gestion des contrats publics dans l'industrie de la construction, Équipe Tremblay - Union Montréal demande à la Commission de lui accorder le statut de participant.

Dans un communiqué émis lundi, la formation du maire Gérald Tremblay explique d'ailleurs avoir présenté cette requête « à la suite des allégations entendues à la Commission ».

La formation, qui serait représentée par Me Michel Dorval, se considère en droit « non seulement de se faire entendre, mais d'avoir accès aux documents que les procureurs de la Commission ou d'un participant entendent mettre en preuve devant la Commission ».

En plus de pouvoir consulter les documents présentés en preuves, les parties qui obtiennent le statut de participant peuvent également contre-interroger certains témoins, soumettre leurs propres documents et proposer aux procureurs de la Commission de convoquer des témoins.

La Ville de Montréal a déjà le statut de participant.

Au cours de son témoignage, il y a une dizaine de jours, l'ex-entrepreneur en construction Lino Zambito a notamment affirmé que les entreprises qui appartenaient au cartel des égouts à Montréal versaient 3 % de la valeur des contrats obtenus au parti du maire Tremblay.

Plus tôt dans la journée, l'ancien haut-fonctionnaire Gilles Surprenant, qui comparaissait à son tour, a de son côté déclaré que les racines de la corruption étaient déjà présentes à la fin des années 1990 sous l'administration de Pierre Bourque, de Vision Montréal, mais que le système avait véritablement pris de l'ampleur dès les débuts de l'administration Tremblay. Il a corroboré certaines affirmations du témoin précédent, alléguant toutefois que la tranche de 3 % allait au « comité exécutif de la Ville de Montréal ».

En juin dernier, le premier témoin vedette de la Commission, l'ex-directeur de l'Unité anticollusion, Jacques Duchesneau, avait pour sa part évoqué une rencontre avec le maire Tremblay, en juin 2009, au cours de laquelle il l'aurait mis en garde contre certaines personnes de son entourage.