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22/10/2012 10:22 EDT | Actualisé 22/12/2012 05:12 EST

"Tant que je serai président, l'Iran n'aura pas l'arme nucléaire" (Obama)

Barack Obama a assuré que "l'Iran n'aura pas l'arme nucléaire" tant qu'il sera président, lundi lors du troisième débat face au républicain Mitt Romney qui a promis de durcir les sanctions face à Téhéran.

Niant tout accord avec l'Iran pour entamer après la présidentielle américaine des négociations bilatérales sur son programme nucléaire de Téhéran, Barack Obama a rappelé que l'objectif était d'empêcher l'Iran de disposer de la bombe atomique par le biais de "sanctions écrasantes" qui selon lui "fonctionnent".

Le New York Times avait révélé dimanche que Washington et Téhéran allaient engager des discussions bilatérales après les élections du 6 novembre, mais avait été immédiatement démenti par la Maison Blanche et par le chef de la diplomatie iranienne.

Avec la chute de la production de pétrole, l'effondrement du cours de sa monnaie, "l'économie (iranienne) est en ruine", selon M. Obama.

"La raison pour laquelle nous avons provoqué cela est parce qu'un Iran nucléaire est une menace pour notre sécurité nationale et une menace pour celle d'Israël". Nous ne pouvons permettre qu'il y ait une course à l'arme nucléaire dans la région la plus instable du monde", a-t-il justifié.

Si, malgré les sanctions, Téhéran ne renonce pas à son programme nucléaire controversé, le président américain a rappelé que "toutes les options (étaient) sur la table".

"Mon désaccord avec le gouverneur Romney est que, pendant cette campagne, il a souvent dit que nous devrions envisager une action militaire préventive. Je pense que c'est une erreur", a-t-il affirmé.

Le candidat républicain a de son côté plaidé pour un renforcement des sanctions et pour isoler l'Iran sur le plan diplomatique.

"Je ferai en sorte que ses diplomates soient traités dans le monde comme les parias qu'ils sont, de la même façon que nous avons traité les diplomates sud-africains au temps de l'apartheid", a promis M. Romney.

S'agissant d'une action militaire contre l'Iran, le républicain a soutenu qu'il s'agit d'une option "qu'on ne doit envisager qu'en dernier ressort si toutes les autres voies ont été tentées".

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