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Obama comme un poisson dans l'eau contre Romney sur la politique étrangère (PHOTOS/VIDÉO)

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BOCA RATON, États-Unis - Le président Barack Obama a accusé le candidat républicain Mitt Romney d'être constamment dans l'erreur quand il est question de politique étrangère lors du troisième et ultime débat de la présidentielle américaine, lundi soir.

M. Obama a notamment critiqué les prises de position de son rival à propos de la guerre en Irak, ses opinions contradictoires sur la question de l'Afghanistan et son objection à la signature d'un traité sur le nucléaire avec la Russie. En réponse, le candidat républicain a rétorqué que les attaques dirigées vers lui n'étaient «pas une bonne stratégie» pour composer avec un monde dangereux.

Bien que le débat devait porter sur la politique étrangère, les rivaux ont souvent ramené le dossier de l'économie américaine au coeur des échanges. Les finances des États-Unis, qui se remettent difficilement de la crise économique de 2008, sont selon les sondages le sujet le plus important aux yeux des électeurs.

Les deux candidats, assis derrière une table en forme de demi-cercle, ont évité de se pointer du doigt et de s'interrompre comme ce fut le cas lors du deuxième débat, la semaine dernière. MM. Obama et Romney n'ont cependant pas réussi à se mettre d'accord à propos de la situation en Libye, en Russie ou ailleurs dans le monde.

Seules les questions d'Israël et de la Syrie ont permis aux adversaires de se rejoindre, à certains égards. Le président a réitéré son appui à Israël, qu'il s'engage a soutenir s'il devait être la cible d'une attaque. L'Iran n'aura pas accès à l'arme nucléaire «tant que je serai président», a assuré M. Obama.

De son côté, Mitt Romney a assuré qu'Israël «pouvait compter sur lui». Sur l'Iran, il a déclaré qu'il allait mettre en oeuvre les mesures diplomatiques nécessaires pour isoler le pays. Selon lui, la rhétorique du président iranien Mahmoud Ahmadinejad encourage un génocide, et celui-ci devrait être poursuivi en vertu des lois internationales.

En réponse, le président Obama s'est défendu en assurant que les «dures» sanctions imposées à l'Iran par les États-Unis avaient «paralysé» l'économie de l'Iran à tel point qu'elle est devenue chancelante. Il a ajouté que l'Iran représentait une menace pour la sécurité nationale américaine et qu'il encourageait le terrorisme.

Au sujet de la Syrie, les deux candidats se sont dit opposés à une implication militaire directe des États-Unis afin de renverser le président Bachar el-Assad.

Mais la bonne entente n'a pas duré longtemps. Plus tard, M. Romney a accusé son adversaire d'avoir envoyé le mauvais message aux dirigeants iraniens en effectuant «une tournée d'excuses» au début de sa présidence et en choisissant de ne pas visiter Israël.

«Nous sommes quatre ans plus près d'un Iran doté de l'arme nucléaire», a-déclaré l'ex-gouverneur du Massachussetts.

Le président a quant à lui qualifié ce commentaire sur la «tournée d'excuses» de «plus important mensonge» de la campagne. Il a affirmé avoir affiché son influence en Iran en mobilisant le monde afin qu'il soutienne l'imposition de sanctions.

Ce débat sur les affaires étrangères est survenu au moment où les dossiers internationaux ont pris de plus en plus de place dans une course jusqu'à maintenant dominée par les questions de nature économique.

Le camp Obama obtient habituellement la faveur du public au sujet du thème principal du débat, la politique étrangère, mais son administration a récemment été critiquée en raison des attaques anti-américaines qui ont éclaté en Libye.

Ce thème a d'ailleurs fait l'objet de la première question du modérateur Bob Schieffer, journaliste au réseau CBS.

Ce troisième débat était présenté à 15 jours de l'élection du 6 novembre, et les sondages montrent que les deux candidats sont au coude à coude dans les intentions de vote au pays, tandis que les républicains gagnent lentement la faveur des États pivots. Trois d'entre eux, l'Ohio, la Floride et la Virginie, pourraient décider du sort de l'élection.

La politique étrangère est soudainement devenue un sujet déterminant dans cette campagne électorale en dents de scie. En particulier, la Libye était considérée comme le point faible du président Obama avant le deuxième débat, tandis que Romney a quant à lui été largement critiqué pour avoir accusé le président d'avoir attendu deux semaines avant de qualifier l'attaque sur le consulat américain à Benghazi d'«acte terroriste».

L'attentat a tué quatre Américains, dont l'ambassadeur américain en Libye Chris Stevens.

M. Obama se devait d'offrir une bonne prestation, car les plus récents sondages ont fait état de l'élan dont bénéficie M. Romney.

M. Obama a livré une contre-performance au premier débat, le 3 octobre dernier à Denver, au Colorado. Il a ensuite été considéré gagnant au terme du deuxième débat, tenu à Hempstead, dans l'État de New York, mardi dernier.

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