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Obama, Romney au coude à coude s'affrontent sur la politique étrangère

22/10/2012 10:28 EDT | Actualisé 22/12/2012 05:12 EST

Barack Obama et Mitt Romney s'affrontent lundi soir en Floride (sud-est) pour leur dernier débat télévisé, consacré à la politique étrangère, chacun ayant l'espoir de faire bouger les sondages qui les donnent au coude à coude à 15 jours de l'élection.

Enquête après enquête révèlent une égalité quasi-parfaite entre le président et son adversaire: 47% des intentions de vote chacun pour NBC/Wall Street Journal, 49% pour Mitt Romney et 47% pour Barack Obama pour Politico/GWU, et au final une différence négligeable dans la moyenne des six derniers sondages.

Mais le président conserve une avance certaine dans l'Ohio (nord), un Etat sans lequel il sera très difficile pour Mitt Romney de gagner l'élection, à cause de son poids électoral. Le président y mène avec 50% des intentions de vote contre 45% pour le républicain, selon une enquête CBS News/Quinnipiac, même si le même institut accordait 53% des voix à Barack Obama fin septembre.

Les deux hommes entreront sur la scène de l'université de Boca Raton à 21H00 locales (01H00 GMT) pour 90 minutes de débat. Contrairement aux deux rencontres précédentes, ils seront assis autour d'une table, où ils répondront aux questions de Bob Schieffer, journaliste de la grande chaîne CBS.

Au menu, six segments de 15 minutes: le rôle des Etats-Unis dans le monde; la guerre d'Afghanistan et le Pakistan; les "lignes rouges - Iran, Israël"; deux parties pour les changements au Moyen-Orient et le "nouveau visage du terrorisme"; et la Chine.

Chaque candidat disposera de deux minutes pour une première réponse, le reste du segment étant utilisé pour une "discussion".

La politique étrangère, contrairement à l'économie, n'est pas considérée comme un facteur décisif dans le choix des électeurs américains, sauf situation grave, comme l'avait appris à ses dépens Jimmy Carter en 1980, lors de la longue crise des otages en Iran. George W. Bush, en 2004, avait au contraire profité de l'effet de rassemblement en période de guerre en Irak.

"Tout le monde reconnaît que l'emploi et l'économie, d'autant plus après quatre années de reprise anémique, sont l'enjeu numéro un de l'élection", a déclaré à l'AFP Alex Wong, conseiller de politique étrangère de M. Romney.

M. Obama a l'avantage du commandant en chef et devrait faire valoir qu'il a tenu des promesses emblématiques comme le retrait d'Irak et la transition en Afghanistan, et a engrangé des succès contre Al-Qaïda.

La mort d'Oussama ben Laden en mai 2011 et l'intensification des attaques de drones contre des suspects d'appartenance à la nébuleuse extrémiste ont en grande partie tué dans l'oeuf les reproches traditionnels que les républicains font aux démocrates: leur prétendue passivité en matière de sécurité.

Mais M. Romney met en cause la stratégie du président dans le dossier du nucléaire iranien. Un développement de dernière minute devrait s'inviter dans ce débat avec un accord de l'Iran, selon le New York Times, pour des négociations directes avec les Etats-Unis sur son programme nucléaire. Des informations démenties par Washington et Téhéran.

Le républicain tente surtout de mettre en difficulté le président sur la gestion de l'attaque du 11 septembre à Benghazi (Libye) qui a coûté la vie à quatre Américains, dont l'ambassadeur. Le républicain accuse l'administration d'avoir tardé à qualifier cet attentat de "terroriste".

Mitt Romney est arrivé à Boca Raton samedi. M. Obama, lui, atterrira en début d'après-midi après s'être isolé tout le week-end dans la résidence présidentielle de Camp David, dans le Maryland.

Les candidats reprendront mardi matin leur campagne, sur un rythme de plus en plus frénétique. Le président a notamment prévu de se rendre dans six Etats entre mardi et jeudi, de la Floride à l'Ohio en passant par le Colorado, le Nevada, la Virginie et l'Illinois où il votera en avance jeudi.

Mitt Romney se rend dans le Nevada et le Colorado mardi.

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