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Le brut new-yorkais hésite entre des craintes pour l'offre ou la demande

22/10/2012 09:48 EDT | Actualisé 22/12/2012 05:12 EST

Le marché du pétrole était indécis lundi à New York peu après l'ouverture, tiraillé entre un accroissement des tensions au Moyen-Orient au cours du week-end et des inquiétudes persistantes pour la demande mondiale.

Vers 13H20 GMT, le baril de "light sweet crude" (WTI) pour livraison en novembre, dont c'était le dernier jour de cotation, reculait de 25 cents à 89,80 dollars, sur le New York Mercantile Exchange (Nymex), après une ouverture légèrement en hausse.

Les cours étaient soutenus par des "zones de tensions géopolitiques accrues au Moyen-Orient au cours du week-end, avec des affrontements au Liban" notamment, qui font redouter des perturbations sur la production pétrolière dans le monde, a expliqué Matt Smith, de Schneider Electric.

En effet, alors que se poursuivaient les violences en Syrie, le Liban a été agité ce week-end par des affrontements armés entre soldats et hommes armés à Beyrouth, après l'assassinat vendredi d'un haut responsable de la sécurité du pays.

"La situation incertaine au Moyen-Orient reste un facteur de hausse du marché", ont abondé les experts de Commerzbank, qui estiment par ailleurs que les politiques économiques ultra-accommodantes des grandes banques centrales mondiales "rendent une nouvelle chute des prix improbable".

Les cours de l'or noir avaient chuté de plus de 2 dollars vendredi, à New York, comme à Londres, dans un contexte de craintes pour la demande.

Mais "c'est toujours la même chose: tandis que les risques de perturbation du côté de l'offre tirent les prix à la hausse, les craintes pour la demande freinent leur avancée", a tempéré M. Smith.

"Une nouvelle détérioration de l'humeur générale du marché et une hausse de l'aversion au risque représentent les plus grands facteurs de baisse pour les prix du brut", ont renchéri les experts de Commerzbank.

Sur le front de la crise en zone euro, les courtiers notaient cependant un certain regain d'optimisme après la victoire électorale du chef du gouvernement espagnol Mariano Rajoy, lors d'un important scrutin régional dimanche.

En effet, ce succès rendait la tâche plus facile à son gouvernement pour mettre en oeuvre sa politique d'austérité et pour enfin demander une aide financière globale, ce qui favorisait par ailleurs la hausse de l'euro face au dollar.

Or, la baisse du billet vert rendait plus attractifs les achats de brut, libellés dans la monnaie américaine pour les investisseurs munis d'autres devises.

ppa/sl/mdm

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