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Dopage: Lance Armstrong dépouillé de ses sept titres du Tour de France

22/10/2012 07:11 EDT | Actualisé 22/10/2012 07:29 EDT
AP
FILE - This July 23, 2000 file photo shows Tour de France winner Lance Armstrong riding down the Champs Elysees with an American flag after the 21st and final stage of the cycling race in Paris. The superstar cyclist, whose stirring victories after his comeback from cancer helped him transcend sports, chose not to pursue arbitration in the drug case brought against him by the U.S. Anti-Doping Agency. That was his last option in his bitter fight with USADA and his decision set the stage for the titles to be stripped and his name to be all but wiped from the record books of the sport he once ruled. (AP Photo/Laurent Rebours, File)

Sept ans et trois mois après son septième défilé en jaune sur les Champs-Elysées, Lance Armstrong a été rayé officiellement lundi du palmarès du Tour de France par l'Union cycliste internationale (UCI), désireuse de tourner la page des années de dopage massif au sein du peloton.

Cette fois, le dossier Armstrong est classé, pour le volet sportif tout au moins. L'instance dirigeante du cyclisme mondial a décidé de suivre le rapport cinglant de l'Agence antidopage américaine (Usada).

"L'UCI ne fera pas appel au Tribunal arbitral du sport" et va priver Lance Armstrong de ses sept victoires dans le Tour de France, a déclaré le président de l'UCI Pat McQuaid, lors d'une conférence de presse à Genève.

"Lance Armstrong n'a aucune place dans le cyclisme", a ajouté M. McQuaid, arrivé à la tête de l'Union cycliste internationale à l'automne 2005, quelques semaines à peine après la septième et dernière victoire du Texan dans la Grande Boucle.

Le président de l'UCI a précisé qu'il n'avait pas "l'intention de démissionner" malgré les critiques à l'encontre de sa fédération.

Avec ce verdict de l'UCI, Travis Tygart, le Floridien à la tête de l'Agence américaine antidopage, l'a donc emporté sur le Texan, ami personnel de George W. Bush.

Le héros sorti vainqueur d'un cancer des testicules n'est plus qu'un mythe en miettes, dont le palmarès se résume pour l'essentiel désormais à un titre de champion du monde en 1993, un titre de champion des Etats-Unis la même année, et deux victoires dans des classiques.

Le compte Twitter @lancearmstrong muet

Pour l'histoire officielle du cyclisme, Lance Armstrong, 41 ans, restera comme un tricheur, un menteur, un intimidateur, revenu faire la loi sportive dans le peloton à coups d'injections d'EPO, de transfusions sanguines et de pilules de testostérone. Le personnage clé du "programme de dopage le plus sophistiqué jamais vu dans l'histoire du sport", selon le rapport de l'Usada du 10 octobre, bâti grâce aux témoignages détaillés de onze des anciens équipiers du champion texan.

Après avoir tenté d'enrayer l'enquête de l'Usada devant les tribunaux civils cet été, en clamant son droit à un procès équitable, Lance Armstrong avait définitivement jeté l'éponge le 23 août. "Aujourd'hui, je tourne la page", avait-il déclaré sur son compte Twitter aux 3,7 millions de "followers".

Loin de Genève, dans sa maison d'Austin, au Texas, à moins que ce ne soit dans son luxueux chalet d'Aspen, dans le Colorado, Armstrong n'avait pas encore réagi lundi à 11h30 GMT au verdict de l'UCI. Et son compte Twitter est muet depuis le 17 octobre.

Roi déchu, Lance Armstrong risque surtout désormais de se retrouver un roi nu. La semaine passée, trois de ses sponsors, dont son équipementier Nike, l'avait abandonné. Il avait dû lâcher la présidence de sa fondation Livestrong contre le cancer. Et des poursuites pour parjure pourraient le conduire devant les tribunaux, pour avoir menti lors de l'enquête fédérale pour dopage le visant.

"Cela a été mieux, mais ça a été pire aussi", avait-il concédé dimanche, devant 4.300 cyclistes venus à Austin pour une course amateur en faveur de son association. Dans un discours de 90 secondes. Sa dernière intervention publique.

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