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22/10/2012 05:51 EDT | Actualisé 22/12/2012 05:12 EST

Canada: l'économie ralentit, la croissance limitée à 1,8% en 2012 (institut privé)

La croissance économique du Canada restera limitée cette année à 1,8% du fait d'un ralentissement intérieur conjugué aux difficultés plus grandes que connaissent les principaux partenaires commerciaux du pays, a prédit lundi l'institut privé de conjoncture Conference Board.

Cette prévision est inférieure à celle de la banque centrale canadienne, qui avait ramené à 2,3% en juillet le taux de croissance du produit intérieur brut (PIB) pour 2012. Dans son budget présenté au printemps, le ministère des Finances tablait pour sa part sur une croissance de 2,1%.

"Une conjoncture économique difficile à l'échelle de la planète, à laquelle s'ajoutent de sévères restrictions budgétaires, fait que l'économie canadienne progressera avec difficulté pendant le reste de l'année 2012 et en 2013", a indiqué Pedro Antunes, directeur des Prévisions nationales et provinciales au Conference Board du Canada.

"La rapide reprise qui a suivi la récession en 2010 et 2011 était soutenue par une forte économie intérieure, mais l'élan a fini par se briser presque complètement durant la première moitié de cette année".

Le PIB canadien n'a progressé que de 1,8% au premier semestre, selon les statistiques officielles.

"Les crises récurrentes de la zone euro et quelques faux redémarrages de l'économie américaine ont miné la confiance des consommateurs et ralenti les investissements des entreprises et la création d'emplois", a précisé M. Antunes.

En 2013, le PIB canadien devrait augmenter de 2,3%, selon le Conference Board. "Si l'on arrive à empêcher, ou du moins à contenir, une autre crise de la dette souveraine européenne et si les Etats-Unis s'attaquent sérieusement à leur déficit budgétaire, le Canada peut espérer atteindre une croissance de 2,6% en 2014", a ajouté M. Antunes.

Comme l'Europe et de nombreux autres pays développés, le Canada est engagé dans une période d'austérité budgétaire, au point où "pour la première fois depuis la fin des années 1990, le secteur public entravera la croissance économique au lieu d'y contribuer", constate le Conference Board.

L'entreprise privée a cependant pris la relève, notamment dans le secteur des ressources naturelles, avec des investissements conséquents dans les équipements qui ont retrouvé le sommet d'avant la récession.

jl/via/sam

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