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Armstrong aurait gardé cinq Tours si l'UCI avait géré le cas

22/10/2012 09:43 EDT | Actualisé 22/12/2012 05:12 EST

Lance Armstrong aurait pu théoriquement conserver cinq de ses sept Tours de France, si l'Union cycliste internationale (UCI) et non l'Agence antidopage américaine (Usada) avait entamé la procédure pour dopage contre l'Américain, selon la décision de l'UCI.

La Fédération internationale a eu beau appuyer la sanction de l'Usada qui avait rayé tous ses résultats depuis le 1er août 1998, elle émet cependant quelques réserves sur les libertés que l'Usada a pris avec le Code mondial antidopage.

Ce Code fixe en effet à huit ans le délai de prescription pour les infractions antidopage. "Si l'UCI avait rendu sa décision suite à la gestion des résultats, elle aurait limité la procédure disciplinaire aux violations avérées pendant les huit années précédant l'ouverture de ladite procédure", affirme l'instance dirigeante du cyclisme mondial dans sa décision.

L'Usada ayant lancé cette procédure à la mi-juin 2012, Lance Armstrong aurait théoriquement dû conserver au moins ses cinq premiers Tours de France de 1999 à 2003 et sa médaille de bronze olympique du contre-la-montre en 2000.

L'Agence américaine a choisi d'outrepasser cette règle, au motif qu'Armstrong a tout fait, de l'intimidation de témoins au parjure, pour cacher ses actes frauduleux. Selon son interprétation, la jurisprudence sportive l'autorisait alors à pouvoir recourir au droit privé américain.

"L'UCI considère que cette référence n'est pas appropriée", souligne-t-elle, rappelant que le Code avait vocation à harmoniser les sanctions et éviter des différences selon les pays.

Mais la Fédération, désireuse de tourner la page de ces années sombres, n'a pas jugé "ce motif suffisant pour faire appel auprès du Tribunal arbitral du sport (TAS) dans cette affaire".

De même, l'autorité du cyclisme n'a guère apprécié d'être critiquée par l'Agence antidopage américaine dans son rapport motivé sur cette affaire, ni d'être accusée par des témoins d'avoir couvert le Texan.

"Même si l'UCI ne cautionne pas ces déclarations et critiques, étant donné que la décision de l'Usada n'est pas dirigée à l'encontre de l'UCI, mais de M. Armstrong, l'UCI ne juge pas nécessaire de faire appel auprès du TAS sur ces motifs", dit-elle.

stp/gf/ep

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