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Sortie caritative d'Armstrong avant de connaître son sort lundi

21/10/2012 04:52 EDT | Actualisé 21/12/2012 05:12 EST

Lance Armstrong a peut-être fait, dimanche à Austin (Texas) au milieu de 4300 cyclistes amateurs, sa dernière apparition en tant que septuple vainqueur du Tour de France car le mythe de l'Américain, accusé de dopage, pourrait officiellement s'effondrer lundi.

Au cours d'un discours très bref avant une course caritative organisée par Livestrong, le Texan, habillé d'un tee-shirt noir, a encore reconnu qu'il avait connu de meilleures périodes que celle qu'il vit depuis la publication du rapport de l'Agence américaine antidopage (Usada), le 10 octobre.

L'Usada l'a dépeint, avec des témoignages d'ex-coéquipiers à l'appui, comme un tricheur, un menteur et un intimidateur, une personne clé au sein du "programme de dopage le plus sophistiqué jamais vu dans l'histoire du sport".

Si la Fédération internationale de cyclisme (UCI) se prononce lundi en Suisse (11h00 GMT) dans le sens de l'Usada, Armstrong sera radié à vie et son palmarès depuis août 1998 intégralement effacé.

Un tremblement de terre auquel le Texan semble indifférent. Aux cyclistes réunis dimanche pour récolter 1,7 million de dollars, il a répété ce qu'il avait confié vendredi aux 1500 invités de Livestrong, la fondation de lutte contre le cancer dont il a quitté la présidence pour éviter les dommages collatéraux.

"Cela a été mieux, mais ça a été pire aussi, a dit Armstrong. Cela a été deux semaines plutôt intéressantes".

"Pas de plan"

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Le camp Armstrong n'a pas prévu que son champion s'exprime de façon formelle lundi pour réagir à la décision de l'UCI, quelle qu'elle soit. "Il n'y a de plan (de communication)", a expliqué à l'AFP Mark Fabiani, un conseiller du Texan.

L'Américain, dont on ne sait pas s'il se trouvera dans sa maison d'Austin ou dans celle qu'il possède à Aspen (Colorado), pourrait se réfugier sur Twitter pour se confier en 140 caractères à ses 3,7 millions de "followers".

C'est par ce biais qu'il avait annoncé sa démission de Livestrong durant la semaine ou qu'il avait réagi à la publication de l'explosif rapport de l'Usada en se disant "non affecté". Depuis, il n'a pas dit grand chose, expliquant juste vivre des moments "difficiles", et n'a pas répondu aux accusations.

Aux Etats-Unis, nombreux sont ceux qui demandent à Armstrong de faire son mea culpa afin qu'il se débarrasse de son lourd passé et poursuive le coeur plus léger son oeuvre contre le cancer, qui l'a rendu extrêmement populaire.

Le quotidien d'Austin (American-Statesman) a appelé le "fils favori" de la ville à s'excuser "auprès du monde, de la communauté cycliste internationale qui l'a vénéré, des millions de survivants qu'il a inspirés et qu'il inspire peut-être encore, de sa famille qui est restée à ses côtés et de lui-même".

Lâché par ses sponsors, dont Nike, qui lui était fidèle depuis 1996, l'année où il a vaincu un cancer, le Texan de 41 ans a dans l'ensemble trouvé ce week-end un peu de réconfort auprès de la communauté de Livestrong.

"Qu'il ait triché ou non, s'ils ont tous triché, il a tout de même gagné", estimait Catherine Young, 50 ans, venue pédaler dimanche dans le cadre du "Livestrong Challenge" pour soutenir un collègue du travail victime du cancer.

Mais tous les participants n'étaient pas unanimes dans leur soutien à Armstrong, retraité des pelotons depuis un peu moins de deux ans.

"Je pense qu'il est probablement coupable, confiait Jenni Stephenson, 32 ans. Mais je pense qu'il est important que les gens soutiennent la fondation".

Si l'UCI rejette lundi les éléments de l'Usada, le dossier atterrira dans les bureaux du Tribunal arbitral du sport (TAS) à Lausanne et Armstrong pourra souffler un peu après deux semaines éprouvantes.

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