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Les Lions et les Bears minimisent la rivalité qui est née l'an dernier

21/10/2012 02:30 EDT | Actualisé 21/12/2012 05:12 EST

LAKE FOREST, États-Unis - Frustration? Haine?

Les Bears de Chicago et les Lions de Detroit ont majoritairement tenu à minimiser l'importance de ces sentiments à l'approche de leur affrontement de lundi soir.

Leurs suggestions sont toutefois difficiles à croire.

Lors du dernier match entre ces deux équipes au Soldier Field, l'émotion avait pris le dessus sur le sang-froid — et rien n'indique que cette fois-ci l'eau ne boullira pas sous le couvercle de la marmite.

Et si c'est le cas, les joueurs et les entraîneurs ont insisté pour dire que ce sera à cause de la rivalité entre deux équipes d'une même section, dans un match très important pour elles. Pas à cause des vieilles chicanes de clocher qui remontent à l'an dernier.

Les Bears (4-1) tentent de solidifier leur avance au sommet de la section nord de la Nationale, tandis que les Lions (2-3), derniers au classement, veulent revenir dans la course.

«Peu importe l'identité de nos adversaires dans notre section, nous ne serons pas tendres avec eux, et ils ne le seront pas avec nous», a dit le quart des Bears Jay Cutler. «C'est un match qui doit être remporté par les deux équipes. C'est très important. Nous devrons offrir le meilleur de nous-mêmes et obtenir la victoire.»

Le quart des Lions Matthew Stafford n'a pas mordu à l'hameçon, lui non plus.

«Je crois que les deux équipes ont beaucoup de respect l'une pour l'autre et pour ce que nous pouvons faire sur le terrain», a-t-il dit. «C'est un match intra-section. Ils savent ce que nous allons faire; et nous savons ce qu'ils vont faire. Il s'agira de se présenter et d'exécuter les jeux, et bref c'est ça qui rend ces matchs si physiques et intenses.»

C'était de toute évidence le cas l'an dernier, lorsque les Bears ont écrasé les Lions 37-13 au Soldier Field.

Les deux équipes étaient déjà tendues lorsque Tim Jennings, des Bears, a intercepté une passe de Stafford au quatrième quart avant d'être poussé sauvagement hors-ligne par Nate Burleson. Une escarmouche a suivi, et Stafford a agrippé le casque protecteur de D.J. Moore avant de le projeter au sol à proximité du banc des Lions. Ç'a mis la table pour une confrontation qui a mené à l'expulsion de Moore.

Mais bon, c'est du passé ça, et les Bears aiment désormais les Lions. Non?

«Oui, on les serre dans nos bras et on les embrasse. On leur souhaite nos meilleurs voeux», a commenté Moore, sourire en coin.

Et ce n'est pas parce qu'ils s'attendent à recevoir un cadeau des Lions.

Ndamukong Suh, Kyle Vanden Bosch et Corey Williams étant sur le front défensif, avec Stafford et Calvin Johnson à l'attaque, les Lions reconnaissent avoir de grandes attentes pour ce match.

Surtout après une séquence de trois défaites en début de saison qui a failli faire dérailler l'équipe.

Cette série est arrivée à terme la semaine dernière lorsqu'ils ont battu les Eagles de Philadelphie 26-23 en prolongation. Les Lions peuvent maintenant atteindre la barre de ,500, un petit accomplissement pour une équipe qui a remporté 10 matchs la saison dernière et participé aux éliminatoires pour la première fois en plus de 10 ans.

Ils veulent démontrer qu'ils ne sont pas un feu de paille, et qu'ils seront là pendant longtemps encore. Et battre les Bears serait un bon pas en ce sens.

«Nous pourrions nous asseoir et discuter du talent qu'il y a sur le terrain et le respect que nous avons pour eux», a déclaré l'entraîneur-chef des Lions Jim Schwartz. «Mais ça signifie que nous allons nous présenter sur le terrain et tout donner, et nous allons jouer de la manière la plus physique et intense qui soit. Et je crois que l'équipe qui exécutera le mieux ses jeux, qui jouera avec le plus de passion, qui commettra le moins d'erreurs, sera celle qui va l'emporter — et non pas l'équipe la plus arrogante ou quoi que ce soit. Ce n'est qu'une des facettes de cette rencontre, je crois.»

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