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Le suspect dans une fusillade survenue près de Milwaukee est mort

21/10/2012 02:15 EDT | Actualisé 21/12/2012 05:12 EST

BROOKFIELD, États-Unis - Un homme qui avait été accusé de violence conjugale et d'avoir crevé les pneus du véhicule de son épouse s'est présenté muni d'une arme à feu dans le spa où celle-ci travaillait, dimanche, et a tiré en direction de sept femmes, en tuant trois, avant de se suicider, a confirmé un chef de police.

La fusillade a déclenché une confuse chasse à l'homme d'une durée de six heures qui a mené à la fermeture d'un centre commercial avoisinant, d'un club de loisirs adjacent au spa et d'un hôpital où les survivants ont été transportés. Les recherches ont eu pour effet d'interrompre toute activité dans un secteur commercial de Brookfield, une ville située à l'ouest de Milwaukee, pendant la majeure partie de la journée. Le suspect a éventuellement été retrouvé sans vie à l'intérieur du spa.

Les autorités policières ont indiqué qu'il leur faudra du temps avant de déterminer exactement les circonstances entourant ce drame. Elles ont insisté sur le fait qu'elles continuaient d'interroger témoins et secouristes, et confié qu'elles ne connaissaient pas encore le déroulement précis des événements. Lors d'une conférence de presse, dimanche soir, le maire Steve Ponto a qualifié la fusillade «d'acte insensé de la part d'une personne».

Les corps des victimes ont également été découverts à l'intérieur du spa. Selon le chef de police Dan Tushaus, les enquêteurs cherchaient encore, tard dimanche, à identifier les victimes. Il a précisé que les survivantes étaient âgées entre 22 et 40 ans, mais ne savait pas s'il s'agissait d'employées du spa ou de clientes. Il n'a pas été possible de savoir, non plus, si l'épouse du suspect était l'une des trois victimes.

Les responsables de l'hôpital ont émis un communiqué dans lequel on précise que deux femmes avaient été opérées et que l'une d'elles se trouvait dans un état critique. Une autre devait aussi subir une opération dimanche soir.

Le chaos a pris naissance vers 11 h au spa Azana, un édifice de deux étages situé en face d'un important centre commercial. Selon M. Tushaus, les premiers policiers à arriver sur les lieux ont constaté la présence de fumée à l'intérieur du bâtiment qui, croyaient des responsables du service de protection des incendies, avait été déclenchée par le suspect, Radcliffe Franklin Haughton, un homme âgé de 45 ans.

Les policiers ont également découvert un citerne à propane pesant à peine un demi-kilo qu'ils croyaient être un dispositif explosif artisanal, a expliqué le chef Tushaus. Cette découverte a eu pour effet de ralentir les recherches, car les policiers ont dû attendre l'arrivée d'une équipe de spécialistes de désamorçage de bombes.

Le chef Tushaus a plus tard déclaré que la police ignorait si le tireur avait lui-même amené le citerne dans le spa, ou s'il avait été laissé sur place par un entrepreneur.

La conception de l'édifice, doté de plusieurs petites salles de soins et de secteurs dont les accès étaient bloqués, a également compliqué les recherches, a raconté le chef de police. Alors que les policiers croyaient, à l'origine, que Haughton avait fui les lieux, ils ont plus tard découvert son corps dans l'un des secteurs bloqués, a confirmé M. Tushaus.

Haughton avait récemment été arrêté après que des témoins l'eurent identifié comme étant celui qui avait crevé les pneus de la voiture de sa conjointe.

Il a comparu en cour jeudi dernier et une ordonnance d'interdiction de communiquer pendant quatre ans avait été émise. Haughton s'était aussi vu sommer de remettre ses armes à feu au bureau du shérif.

Le père de Haughton, Radcliffe Haughton, a accordé des interviews à une station de télévision et à l'agence Associated Press peu de temps avant que la police n'annonce la mort de son fils. Lors d'entrevues téléphoniques à partir de la Floride, il a confié lui avoir parlé il y a quelques jours, mais n'avait aucune idée que quelque chose n'allait pas. Il a supplié son fils de se livrer aux autorités.

«C'est très triste», a-t-il laissé tomber après avoir appris son décès.

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