C2C : Les DJs européens de l'heure lancent leur album Tetra au Canada (ENTREVUE/VIDÉOS)

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C2C (Courtoisie) | Courtoisie

Au sommet des palmarès de ventes de disques en France dès la première semaine de sortie de leur album, C2C est sur toutes les lèvres depuis la rentrée ! Une vraie consécration pour le quatuor nantais, une réelle euphorie pour les fans... Ce qu'il faut surtout souligner, c'est qu'ils lancent en réalité leur premier disque, mais qu'ils sont ensemble depuis 15 ans. L'effet C2C va sans l'ombre d'un doute se propager au Québec au fil des prochaines semaines, Tetra est en effet disponible chez les bons disquaires ce lundi. De quoi s'en mettre plein les oreilles pour fuir le temps froid qui s'installe chez nous !

Qui sont-ils ? Primo, des quadruples champions du monde du DMC (Disco Mix Club - Organisation internationale de disc jockeys). Secondo, deux duos de DJs distincts ayant leurs propres projets : Hocus Pocus (20Syl et Greem) et Beat Torrent (Atom et Pfel). Tertio, des mordus de musique électronique depuis toujours qui travaillent à l'essence même de leur création.

En entrevue téléphonique, Atom décrivait Tetra comme une explosion de sons allant dans différents chemins. « La ligne directrice, c'est qu'il n'y avait pas de ligne directrice durant la création des maquettes. Avec Hocus Pocus ou Beat Torrent, on créait notre musique dans un certain format, soit plus électro, soit plus rap. Là pour Tetra, on avait une totale liberté et c'est ce qui fait que chaque morceau est plutôt unique ! » Cela se confirme en effet dès la première écoute de la galette : rythmes tantôt plus funk, tantôt plus hip hop, on y capte même au passage quelques sonorités bossa-nova, des airs blues et on y sent certaines inspirations de musique de films, entre autres sur la pièce F.U.Y.A (références à Ennio Morricone et Cinematic Orchestra).

Aller à la base pour mieux créer

Il s'agissait-là d'un projet de longue haleine pour C2C que de concevoir Tetra, en partie en raison de leur approche musicale qui nécessite une minutie hallucinante. Au lieu de mixer des pièces de d'autres artistes, C2C enregistre ses propres morceaux pour en faire ensuite le découpage. Créer une chanson « c'est vrai que ça peut vraiment être long quand on y pense », s'exclame Atom en riant.

« Chaque morceau suit vraiment une évolution. D'abord, il y a un de nous quatre qui arrive avec une maquette. Ensuite, on y revient ensemble, on s'y met à quatre... On travaille, on travaille ! Par la suite, on va inviter un musicien, un chanteur, rappeur ou rappeuse à participer à la pièce. On voit vraiment ce qui irait le mieux avec la maquette : des gimmicks musicaux ou encore une voix. Souvent, après cet ajout-là, la chanson serait prête pour le commerce quoi, mais pas pour nous ! Ce n'est pas assez ! On revient avec des manipulations, des scratchs. » Au final, la formation aura passé environ deux ans à concevoir son matériel.

Et en concert...

Une musique précise, un concert réglé au quart de tour...ou presque ! Atom associait cette rigueur au visuel proposé sur scène. « En plus du côté musical, il y a aussi l'image ! On scratche oui notre son, mais on peut dire qu'on scratche aussi l'image parce qu'on coordonne des animations en même temps. Et il y a aussi les narrations... Donc oui, il y a énormément de précision dans la musique, nos improvisations sont assez limitées en ce sens où il y a un cadre que l'on doit respecter, mais il y a certaines fenêtres, certains moments destinés à l'impro. »

Une petite virée au Québec ?

C2C est plus prêt que jamais à s'exporter maintenant que l'opus est lancé. Même si aucun spectacle n'est prévu jusqu'à présent au Québec, le groupe ne se dit aucunement limité à une tournée qui pourrait les sortir des frontières françaises. Qui sait...

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