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Bahreïn: réduction des peines de prison pour deux enseignants syndicalistes

21/10/2012 06:19 EDT | Actualisé 21/12/2012 05:12 EST

Une cour d'appel de Bahreïn a réduit dimanche les peines de prison de deux dirigeants chiites du syndicat des enseignants, condamnés en première instance pour avoir appelé à renverser le régime en 2011, a indiqué le parquet dans un communiqué.

Le tribunal a réduit de moitié la peine de 10 ans prononcée contre le président du syndicat, Mahdi Abou Deib, et a ramené de trois ans à six mois celle frappant son adjointe, Jalila al-Salman, selon le parquet et les avocats de la défense.

M. Abou Deib, emprisonné depuis avril 2011, a comparu dimanche devant la Cour alors que Mme Salman ne s'est pas présentée. En août 2011, elle avait été libérée sous caution après avoir passé cinq mois en détention.

Selon le communiqué du parquet cité par l'agence officielle Bna, la cour d'appel a retiré l'accusation d'appel à renverser la monarchie, retenue en première instance contre eux par un tribunal d'exception mis en place après la répression mi-mars 2011 d'un mois de contestation du régime.

Dimanche, les deux syndicalistes ont été condamnés en appel pour avoir "exploité" leur statut au sein du syndicat pour encourager la contestation, appeler à des grèves d'enseignants et à la fermeture d'écoles.

Bahreïn est secoué depuis l'an dernier par un mouvement de contestation animé par les chiites, majoritaires dans le pays dirigé par une monarchie sunnite, qui réclament une monarchie constitutionnelle avec un Premier ministre issu de la majorité parlementaire.

Selon la Fédération internationale des droits de l'Homme (FIDH), 80 personnes ont trouvé la mort depuis le début de la révolte.

Le ministère bahreïni de l'Intérieur a affirmé pour sa part que 700 personnes avaient été blessées, parmi lesquelles des officiers de police.

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